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Amélie de Montchalin plaide la cause des usagers du TER
Grande Région 3 min. 15.10.2019 Cet article est archivé

Amélie de Montchalin plaide la cause des usagers du TER

Juste avant d'assister à la visite d'État des monarques belges, Corinne Cahen a reçu la secrétaire d’État française aux Affaires européennes.

Amélie de Montchalin plaide la cause des usagers du TER

Juste avant d'assister à la visite d'État des monarques belges, Corinne Cahen a reçu la secrétaire d’État française aux Affaires européennes.
Photo: Ministère à la Grande Région
Grande Région 3 min. 15.10.2019 Cet article est archivé

Amélie de Montchalin plaide la cause des usagers du TER

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Ce mardi matin, la secrétaire d’État française aux Affaires européennes a vainement tenté de convaincre la ministre à la Grande Région, Corinne Cahen de faire machine arrière sur la question des TER interdits de circulation au Grand-Duché à compter du 1er janvier 2020.

Présente lundi à Thionville, la secrétaire d’État française aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, est de passage ce mardi au Grand-Duché. Et dès 7h30, une rencontre avec la ministre à la Grande Région, Corinne Cahen (DP) l'attendait. Une première rencontre depuis la nomination de la Française en mars dernier.

Ensemble, elles ont fait le point sur les travaux de la Commission intergouvernementale pour la coopération transfrontalière, que les deux jeunes femmes président. Occasion, de réaffirmer l’objectif partagé de créer les «meilleures conditions de vie et de travail pour les citoyens des deux côtés de la frontière», pour reprendre les mots de la ministre luxembourgeoise.


Deux territoires, un même enjeu économique
Comment accompagner le poumon économique luxembourgeois et construire une croissance concertée, à l’échelle de la Grande Région ? En France, les idées en la matière affluent pour créer les conditions d’un codéveloppement transfrontalier.

Les deux responsables ont surtout échangé autour des questions des transports. Et même si la question de la formation de part et d'autre de la frontière a été évoquée, le dialogue a essentiellement porté sur la circulation sur les autoroutes A3 et A31, les parkings relais ou le développement du covoiturage.

Concernant les difficultés supplémentaires auxquelles s'attendent les usagers des TER français à compter du 1er janvier prochain, en raison d'un retard dans la mise en œuvre du système de sécurité ERTMS, pas un mot ne ressort des discussions de ce mardi.

110 millions de cofinancement

La secrétaire d'État française avait pourtant, lundi, exprimé le souhait de trouver une «solution concertée» sur ce point avec le Grand-Duché. Mais visiblement, son souhait n'a pas trouvé écho. Cependant, les autorités françaises «non satisfaites de la solution posée sur la table actuellement» vont demander un nouveau rendez-vous sur le sujet de la circulation des TER. 

Avant la fin de ce mois d'octobre, une réunion devrait rassembler Amélie de Montchalin, Corinne Cahen et des responsables des ministères de la Mobilité (Lux.) et des Transports (Fr). 

S'agissant de la coopération en matière de transports transfrontaliers, Corinne Cahen n'a, par contre, pas manqué de rappeler à son hôte que le Luxembourg contribuera à hauteur de 110 millions d'euros «aux frais résultant pour la France de la réalisation et de l’aménagement des infrastructures requises en France pour mettre en œuvre une politique de transports répondant aux objectifs de développement durable».


Où résident exactement les frontaliers du Luxembourg ?
Nécessaires au fonctionnement de l'économie, les salariés qui franchissent quotidiennement la frontière pour se rendre sur leur lieu de travail habitent majoritairement dans un rayon de 30 km autour du pays. Des zones densément peuplées et amenées à l'être encore plus.

Ainsi, cette somme sera notamment investie soit dans l'agrandissement de quais de gare (permettant ainsi d'accueillir des rames plus longues), soit dans la création de zones de stationnement propices à l'usage de transports en commun ou au covoiturage.

Hasard de l'actualité, à l'heure où les deux responsables politiques se rencontraient, à Uckange avait lieu l'inauguration de l'extension du parking de la gare. Un investissement de 204.000 euros qui aura permis d'augmenter de 80 places les possibilités de stationnement aux abords de cette gare qui sert aujourd'hui à environ 400.000 passagers par an. Mais cet investissement n'aura pas sollicité les subsides du gouvernement luxembourgeois, au contraire des futurs parkings dédiés aux travailleurs frontaliers prévus à Longwy et Thionville.


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