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Un «speed dating» de l'emploi, pour trouver le candidat idéal
Économie 3 min. 04.03.2019 Cet article est archivé

Un «speed dating» de l'emploi, pour trouver le candidat idéal

 Les candidats se sont succédé aux tables des recruteurs qui ont l'occasion d'en savoir plus sur eux et leurs 
expériences professionnelles.

Un «speed dating» de l'emploi, pour trouver le candidat idéal

Les candidats se sont succédé aux tables des recruteurs qui ont l'occasion d'en savoir plus sur eux et leurs 
expériences professionnelles.
Photo: Gerry Huberty
Économie 3 min. 04.03.2019 Cet article est archivé

Un «speed dating» de l'emploi, pour trouver le candidat idéal

Aude FORESTIER
Aude FORESTIER
Non, un «speed dating» ne sert pas forcément à trouver l'âme sœur. On peut aussi y rencontrer son futur patron. Vendredi 1er mars, la Fédération des artisans et la Chambre des métiers ont organisé, avec l'Adem, une rencontre appelée MeetAdem Artisanat «Mesures&Aides».

33 entreprises de différentes professions artisanales et 90 demandeurs d'emploi ont participé à cet atelier. Il faut dire que le marché du travail luxembourgeois a un profil bien particulier. D'un côté, 15.157 personnes sont à la recherche d'un emploi, selon les derniers chiffres du chômage communiqués par l'Adem pour le mois de janvier. Et de l'autre, 7.096 postes vacants figuraient dans les fichiers de l'agence.

Beaucoup d'entreprises dans le pays, c'est paradoxal, ne trouvent pas «chaussure à leur pied» alors que des demandeurs d'emplois qualifiés pourraient faire l'affaire. Par exemple, il y a de la pénurie dans les métiers de bouche et dans celui de chauffeur-livreur.

Le «speed dating» est une façon «très simple et très directe» de se faire rencontrer candidats et potentiels employeurs, selon Laurent Peusch, chef de service adjoint du service employeur de l'Adem. Pour un patron, il est plus simple «de voir une personne pendant cinq minutes, de se faire une première image» du candidat.

L'employeur gagne un temps précieux et les candidats aussi. Les personnes présentes à la Chambre des métiers ont été présélectionnées par l'Adem. «70 % d'entre elles auront par après un entretien plus détaillé auprès d'un employeur», indique-t-il. Le candidat idéal, correspondant à 100 % aux critères d'une annonce, n'existe pas.

L'avantage d'un «speed dating», c'est qu'un employeur voit qui il a en face de lui. Il ne se contente pas d'un CV sur papier. Le candidat, lui, a la possibilité d'expliquer pourquoi il a un «trou» dans sa carrière. Il montre aussi sa motivation, le «petit plus» qui, parfois, lui permet de se distinguer d'un autre.

L'importance du feeling

Jacques Laporte, project manager de l'entreprise de sanitaires et de chauffage Sanichel fait partie des employeurs participant à cette rencontre. Assis à une table, accompagné d'une personne représentant la société EMB (qui fait aussi partie du groupe Putman), il nous confie: «d'après ce qu'on vient de me donner, il y a trois à quatre personnes sur le CV (ndlr.: ayant le profil électricité et sanitaire) «qui méritent toute l'attention».

«Sur un CV, on va lire le parcours, on va voir s'il a été plus ou moins stable auparavant». Posant son regard sur un autre curriculum vitae, il voit une personne intéressante pour la «partie électricité», il veut en savoir plus sur elle. Un autre profil de candidat intéressant, c'est celui qui a travaillé dans une entreprise connue par le recruteur potentiel. Le ressenti sur la personne est tout aussi important que son parcours professionnel. Jacques Laporte n'attache pas d'importance au visage du candidat, ce qui compte pour lui, c'est l'expérience.

Diogo Costa Fernandes fait la queue devant la grande salle de la Chambre des métiers où se trouvent les «stands» des entreprises actives dans le domaine de l'électricité du bâtiment, des systèmes d'alarme et des télécommunications. Le jeune homme de 30 ans a une expérience dans le «chauffage sanitaire». Il est venu au «speed dating» pour «trouver des contacts avec de futurs employeurs».

Bien qu'il ait déjà quelque chose en vue, il pense que c'est «toujours bien d'avoir un plan B». Ce qu'il attend de ce rendez-vous? «Connaître l'évolution du domaine de chauffage-sanitaire, savoir si j'aurai de bonnes conditions de travail et un bon salaire». Ce qu'il a à offrir? Une connaissance des normes de travail et aussi de son métier. Il a surtout envie de montrer qu'il est quelqu'un «de professionnel et de compétent».

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