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Un (petit) rayon de soleil pour Liberty Dudelange
Économie 2 min. 14.01.2022
Industrie

Un (petit) rayon de soleil pour Liberty Dudelange

L'usine luxembourgeoise vit sous le régime du chômage partiel depuis près d'un an.
Industrie

Un (petit) rayon de soleil pour Liberty Dudelange

L'usine luxembourgeoise vit sous le régime du chômage partiel depuis près d'un an.
Photo : dpa
Économie 2 min. 14.01.2022
Industrie

Un (petit) rayon de soleil pour Liberty Dudelange

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
L'activité de l'usine de Liège du groupe sidérurgique en difficulté pourrait être maintenue. C'est la perspective que laisse entrevoir un communiqué officiel venu de Belgique. De quoi assurer un approvisionnement en matières premières pour le site luxembourgeois.

C'est avec beaucoup de prudence que Robert Fornieri a appris la nouvelle. «Il y a encore quelques jours, on parlait plutôt d'une liquidation attendue de l'usine de Liège», note le secrétaire général adjoint du LCGB. Pourtant c'est bien très officiellement qu'il vient d'être annoncé que Liberty Group ouvrait son porte-monnaie pour financer la restructuration des usines belges de Flémalle et Tilleur (Liège donc). «Mais il faut rester prudent dans ce dossier car depuis la faillite du principal financier de la société, ce ne sont pas les changements d'orientation qui ont manqué...»


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Reste qu'en l'état, la nouvelle est loin d'être mauvaise pour l'usine jumelle de Dudelange. Un site qui, racheté à ArcelorMittal par l'homme d'affaires indien Sanjeev Kumar Gupta en mai 2019, traverse des mois difficiles depuis près d'un an et la perte du principal financier du groupe. A défaut d'être suffisamment approvisionnées depuis la Belgique justement, ses chaines sont loin de tourner à plein rendement (20% au mieux) et les salariés de connaître un chômage partiel usant pour les nerfs faute de perspectives fiables.

«Bon, si Liège continue, ce sera une bonne assurance pour l'avenir. Mais il faut attendre pour voir si c'est bien la vérité des faits», modère le syndicaliste. D'ailleurs pour l'heure, la nouvelle ne change en rien le calendrier social côté luxembourgeois : «Nous abordons la phase finale de construction d'un plan de maintien dans l'emploi». Si le groupe apporte des garanties aux partenaires sociaux, Etat compris, le plan pourrait être signé avant février. «Mais il faudra être assuré de ce que Liberty peut effectivement garantir sur ses capacités d'investissement à Dudelange et les liquidités dont le groupe dispose.»


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En l'état, le plan de maintien dans l'emploi (PME) implique la conservation des effectifs actuels (205 salariés), sans licenciement donc. Avec un plan d'embauche permettant éventuellement, par étapes, de remonter à 260 postes comme aux meilleurs jours. Mais le plan stratégique reste à approuver, tout comme le package social inclus dans le PME notamment au niveau du volume de formations octroyées aux salariés encore en place, le fonctionnement de la cellule de reclassement ou, point plus délicat, sur de possibles départs en retraite anticipés.

Mais «prudence, prudence, rappelle Robert Fornieri. Je lis comme tout le monde que Liberty se dit ''en mesure de restructurer et de faire monter en puissance l'entreprise de Liège dès que possible'' mais j'attends des preuves de cet engagement». Tout comme la petite mention du fait que le groupe industriel dit «encourager le gouvernement régional à soutenir la réalisation de son plan» à Liège peut semer le doute. En effet, qu'en serait-il si les finances publiques (celles de la SOGEPA, le fonds d’investissement de la région wallonne) ne venaient abonder la stratégie présentée? Et dire que pendant ce temps-là, le monde réclame de l'acier, de l'acier, de l'acier...

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