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Un nouvel entrant sur le réseau des télécommunications
Économie 3 min. 03.02.2020 Cet article est archivé

Un nouvel entrant sur le réseau des télécommunications

Telecom Luxembourg International connecte ses clients aux réseaux mondiaux de données.

Un nouvel entrant sur le réseau des télécommunications

Telecom Luxembourg International connecte ses clients aux réseaux mondiaux de données.
Photo: Shutterstock
Économie 3 min. 03.02.2020 Cet article est archivé

Un nouvel entrant sur le réseau des télécommunications

Telecom Luxembourg International lance sa plateforme virtuelle Internet et de téléphonie, à partir du Grand-Duché, ce lundi. Il compte y connecter quelque 1.500 clients d'ici 2023.

(JFC, avec maux) - D'emblée, par son patronyme, Telecom Luxembourg International annonce la couleur, le métier et les marchés ciblés. Créé en octobre 2019 après avoir racheté le nom de domaine, il ouvre officiellement ses portes ce lundi. L'opérateur de télécommunications B2B, qui emploie cinq personnes, est basé non loin du Glacis, dans les locaux de l'un de ses actionnaires (Luxfactory). Le nouvel entrant propose des lignes Internet et de téléphonie dédiées, à partir du Luxembourg vers l'international, et inversement. 

Depuis le Grand-Duché, ses clients sont des entreprises entre autres industrielles, logistiques et tertiaires, qui ont besoin d'une liaison directe et sécurisée avec leurs propres clients, fournisseurs et filiales à l'étranger. Tandis que dans le sens reste du monde - Luxembourg, la clientèle est plutôt du métier: des opérateurs de télécommunications, tantôt concurrents, tantôt partenaires, qui à leur tour fournissent des solutions de connectivités, avec des services associés (abonnements, des serveurs, datacenters pour héberger leurs données…), à leurs clients finaux (particuliers, entreprises, administrations…).

Julien Doussot, le CEO de Telecom Luxembourg International, prêt à lancer son réseau de connectivités internationales, ce lundi.
Julien Doussot, le CEO de Telecom Luxembourg International, prêt à lancer son réseau de connectivités internationales, ce lundi.
Photo: Lex Kleren

«Les grands acteurs nationaux préfèrent se concentrer sur le pays même, ou sur la Grande Région. Mais ils restent peu actifs hors des frontières, alors que le monde entier a besoin de se connecter», explique Julien Doussot, le fondateur et CEO de Telecom Luxembourg International. «Il existe donc un potentiel énorme en matière de connexions internationales, depuis le Luxembourg vers un autre pays, et inversement. La manne n'est pas exploitée au Grand-Duché», ajoute cet ancien chef de produit et spécialiste de développement d'affaires. La niche et les marges d'affaires potentielles existent donc bel et bien.  

Ce besoin de connexions avec l'étranger est donc un filon pour la jeune société, qui d'emblée se positionne comme un opérateur international, tout en insistant sur sa base géographique et actionnariale luxembourgeoise. Pour son fondateur, la différenciation d'affaires ne repose pas uniquement sur le double positionnement local et global; elle est aussi digitale. Les connexions Internet et téléphoniques sont généralement assurées par des infrastructures matérielles des serveurs et des bornes de relais physiques, par lesquels les données transitent. Alors que l'architecture réseau du nouvel opérateur est avant tout virtuelle: tout passe par le cloud, l'informatique en nuage. Le software est donc la clé.

Des machines presque autodidactes

L'avantage pour le client? Un simple branchement suffit; pas de matériel, qui coûte cher à l'achat et à la maintenance, qui prend de la place, puis devient rapidement obsolète et qu'il faut régulièrement remplacer… Le tout est géré et actualisé en temps réel depuis des serveurs et des relais dématérialisés, et hébergés dans les datacenters de Bettembourg, Bissen, Kayl, ou dans le monde.

Autre argument de vente de Telecom Luxembourg International: l'automatisation du service et l'intelligence artificielle. La gestion des connexions de son réseau est assurée par des machines presque autodidactes. Concrètement, grâce à un algorithme, l'outil évalue et améliore ses propres performances, sans l'intervention humaine d'un programmeur, et exécute les opérations de manière répétitive, jusqu'à obtenir sans faille les résultats escomptés.

La technologie peut en effet rendre bien des services; non pas seulement en matière d'approvisionnement des données d'un point à un autre de la planète, mais bien en termes prédictifs. Car l'application reçoit, traite et analyse un volume gigantesque de données, pour en tirer ensuite des informations, quasiment instantanément, qui serviront de signaux annonciateurs. Grâce à ces derniers, l'opérateur pourra anticiper les pics soudains de téléchargement de données, puis accroître ses capacités d'échanges d'informations sur le réseau, afin de répondre à la forte demande qui se prépare.


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