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Theresa May demande «du temps» pour obtenir un accord modifié
Theresa May: «Dès que nous aurons réalisé les progrès nécessaires, nous proposerons un nouveau vote».

Theresa May demande «du temps» pour obtenir un accord modifié

Photo: AFP
Theresa May: «Dès que nous aurons réalisé les progrès nécessaires, nous proposerons un nouveau vote».
Économie 3 min. 12.02.2019

Theresa May demande «du temps» pour obtenir un accord modifié

La Première ministre britannique Theresa May a souligné mardi devant les députés qu'elle avait «besoin de temps» pour discuter avec l'UE de modifications à l'accord de Brexit conclu avec Bruxelles qui puissent satisfaire son parlement, prolongeant ainsi l'incertitude sur les modalités du divorce.

(AFP) – Depuis le rejet massif de cet accord de retrait par les députés en janvier, la dirigeante britannique tente de rouvrir les négociations avec Bruxelles pour élaborer une nouvelle version du texte, mais se heurte jusqu'ici au refus de ses homologues européens, tandis que la date du Brexit, prévu le 29 mars, se rapproche dangereusement.


Xavier Bettel et Michel Barnier se sont entretenus ce lundi avant que le négociateur du Brexit pour l'UE ne rencontre, ce lundi soir à Bruxelles, Stephen Barclay, le ministre britannique chargé du Brexit.
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"Dès que nous aurons réalisé les progrès nécessaires, nous proposerons un nouveau vote" sur l'accord de retrait à l'agenda, a-t-elle assuré, sans donner de date. Theresa May a ajouté qu'elle échangerait de nouveau avec certains dirigeants des 27 autres pays de l'UE mardi et tout au long de la semaine.

"Jouer la montre"

Le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a accusé la cheffe du gouvernement de "jouer la montre" pour laisser les députés sans alternative à l'approche de l'échéance du Brexit et ainsi les forcer à soutenir son accord initial "extrêmement imparfait", afin d'éviter le scénario redouté d'une sortie sans accord.

Les discussions entre Theresa May et les dirigeants européens butent jusqu'ici sur la question du filet de sécurité irlandais ("backstop" en anglais), prévu pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord britannique et la République d'Irlande.

Ce dispositif prévoit, en dernier recours, de maintenir le Royaume-Uni dans une union douanière avec l'UE, ainsi qu'un alignement règlementaire sur l'UE plus poussé pour l'Irlande du Nord.

Il est rejeté par les Brexiters, aux yeux desquels il empêcherait le pays de rompre les liens avec l'UE, mais les dirigeants européens ont jusqu'ici refusé d'envisager de le modifier. Ils se sont dit prêts en revanche à modifier la "déclaration politique" qui accompagne le traité de retrait, un texte non contraignant qui trace les contours de la future relation entre Londres et les 27, mais cette proposition est jugée insuffisante par Londres.

"Bonne volonté"

Le gouvernement britannique cherche à obtenir l'adhésion des Européens sur l'une des trois solutions qu'il a mises en avant: l'instauration d'une date limite à l'application du backstop; la possibilité pour le Royaume-Uni de mettre fin unilatéralement au dispositif, ou le remplacement du filet de sécurité par "des arrangements alternatifs".

Pour tenter de convaincre les dirigeants des 27, les membres de l'exécutif britannique multiplient les discussions. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a évoqué le sujet avec son homologue Jean-Yves Le Drian à Paris mardi lors d'un échange qu'il a qualifié d'"ouvert et approfondi".

"Les deux parties veulent un accord sur le Brexit qui maintienne l'amitié entre le Royaume-Uni, l'Union européenne et la France. Patience donc, la bonne volonté quant au backstop est un ingrédient indispensable", a-t-il écrit sur Twitter.

De leur côté, le ministre en charge du Brexit, Stephen Barclay, et David Lidington, le numéro 2 du gouvernement, se rendaient à Strasbourg pour discuter avec des députés européens.

Stephen Barclay avait rencontré lundi soir à Bruxelles le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, lors d'un dîner de travail, pour tenter de trouver une issue. "Il est clair de notre côté que nous n'allons pas rouvrir l'accord de retrait, mais nous allons poursuivre nos discussions dans les jours à venir", a affirmé M. Barnier à l'issue de cette rencontre, évoquant des échanges "constructifs".


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