SWLUX: MyGolfPro, une success story qui a commencé son parcours

MyGolfPro, application visant à trouver un coach pour les golfeurs en devenir, a remporté dimanche soir la deuxième édition du Start-Up Week-end Luxembourg au Technoport d'Esch-Belval, qui réunit les pionniers de l'économie de demain. Le point de départ d'une success-story?

Une heure avant le pitch final, le quintet de MyGolfPro respire la sérénité (Photo: Thierry Labro)
Une heure avant le pitch final, le quintet de MyGolfPro respire la sérénité (Photo: Thierry Labro)

A 84 euros l'heure de cours de golf, sans parler des frais, quand son swing laisse à désirer, mieux vaut trouver une idée pour progresser. Comme beaucoup de futures success-stories de l'économie digitale, Philippe Jentgen a d'abord cherché à répondre à un de ses besoins.

Autour de son idée, présentée dès vendredi soir, au début de la deuxième édition du Start-Up Week-end de Luxembourg, il a réuni un quatuor qui s'est trouvé instantanément: Maxence Bonhomme, Sébastien Ritz, Laurent Reisdorff et Pierre-Antoine Sondag.

53 heures plus tard, le principe du SWLUX, repiqué d'une mécanique américaine qui fonctionne dans plus d'une centaine de villes, les cinq geeks présentent le prototype de cette application, MyGolfPro, interface entre les golfeurs qui ont envie de progresser et les coaches qui s'ennuient entre deux cours. Les uns envoient une vidéo courte de leur swing, les autres se voient proposer de corriger le tir et sont payés sur la correction. La start-up prend un pourcentage. Tout y est, certes encore au stade expérimental mais le business plan, les idées de marketing, les cinq minutes de pitch sont d'un très bon niveau.

Tiger Woods, sollicité via Twitter, n'avait pas encore accepté de donner une visibilité mondiale au projet...

L'idée a rallié les suffrages d'un jury avisé, composé de Patrice Caire (SERVAL), Alexander Papanastassiou (Business Advisor et Innovation catalyst), Marc Molitor (Greenhouse), Praveen Paranjothi (Fonds européen d'investissement), Frédéric Becker (LuxInnovation GIE), qui auraient voulu en savoir plus sur la campagne de marketing pour l'acquisition des 1.000 premiers clients de l'app.

Leur présentation du dimanche soir a tout cas ravi les quelque 80 personnes qui ont pris part à l'événement, activement ou comme simples spectateurs. Des 23 projets de vendredi soir, douze avaient recueilli des voix qui leur permettaient de pouvoir continuer à être développés.

Derrière les golfeurs, deux autres jolies idées ont terminé sur le podium, deuxièmes ex-aequo: le décapant Linguinote, application qui permet d'apprendre une langue étrangère par la chanson, à la présentation très bien emmenée, et Curious Berry, qui permet de poser des questions à ses amis de Facebook, qui peuvent y répondre anonymement et donc dire vraiment ce qu'ils en pensent.

Deux heures plus tard, autre caractéristique du monde des start-ups: un internaute leur indiquait qu'une application comme la leur existait déjà.

Seulement les idées circulent, vivent, reviennent plusieurs fois sur le tapis. Sont développées. Et c'est ce que les hommes - et les femmes - vont en faire, qui va décider de leur avenir! Avoir des concurrents est plutôt un bon signe. Surtout pour des compétiteurs.

Thierry Labro