Changer d'édition

L'UEL accueille la vaccination à bras ouverts
Économie 3 min. 03.09.2021
Santé au travail

L'UEL accueille la vaccination à bras ouverts

La médecine du travail, déjà habituée à organiser des campagnes vaccinales anti-grippe, pourrait prendre sa part dans les injections anti-covid.
Santé au travail

L'UEL accueille la vaccination à bras ouverts

La médecine du travail, déjà habituée à organiser des campagnes vaccinales anti-grippe, pourrait prendre sa part dans les injections anti-covid.
Photo : AFP
Économie 3 min. 03.09.2021
Santé au travail

L'UEL accueille la vaccination à bras ouverts

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Mais au-delà de proposer des injections anti-covid aux salariés non vaccinés, l'Union des entreprises aimerait aussi s'entendre avec l'Etat sur les moyens d'assurer la santé de l'ensemble des employés dans un contexte sanitaire encore indécis.

Si tu ne viens pas au vaccin, le vaccin viendra à toi. Depuis cet été, après la campagne d'injection anti-covid en masse, la lutte contre l'avancée du coronavirus se veut plus dans la proximité. Chez le médecin ou le cabinet du pédiatre, sans rendez-vous en centre de vaccination, dans l’Impf-bus, à l'école bientôt et demain, peut-être, «dans les entreprises». Mercredi, le Premier ministre a relancé cette piste. Xavier Bettel disant y réfléchir avec l'Union des entreprises luxembourgeoises.


02.09.2021, Sachsen-Anhalt, Halle: Zum Schulstart des Schuljahres 2021/2022 sitzt eine 6. Klasse in ihrem Klassenraum der Sportschulen Halle (Saale). Foto: Peter Endig/dpa-Zentralbild/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
La vaccination anti-covid au programme des scolaires
Afin d'assurer encore un peu plus la protection virale à l'école, le vaccin sera proposé aux adolescents de 12 ans et plus qui hésiteraient encore. Toujours avec l'accord des parents.

Un dialogue dont l'UEL se réjouit. «Nous avions déjà discuté de cette option voici plusieurs mois, rappelle d'ailleurs son directeur, Jean-Paul Olinger. A l'époque, le gouvernement avait fait le choix d'une approche vaccinale centralisée et centrée sur les seuls résidents. Maintenant que les vaccins sont accessibles aux frontaliers, et que les modes d'admission ont été étendus au-delà des centres, il est possible de reprendre le flambeau.» Voilà donc les employeurs prêts à «offrir leur support pour le bien de la santé publique».

Et en soi, cela n'aurait rien de révolutionnaire. Après tout, dans de nombreuses sociétés, quand vient l'automne, des campagnes d'injections anti-grippe sont organisées. «Cela ferait donc sens à ce stade d'intégrer la médecine du travail.» Les personnels médicaux du Service de Santé au Travail de l'Industrie (STI) ou de l'Association pour la santé au travail des secteurs tertiaire et financier (ASTF) disposent, par exemple, de toutes les compétences pour se muer en équipes mobiles anti-covid dans les différentes sociétés et enseignes du pays. L'affaire semble donc bien engagée.

Pour autant, la question de la vaccination proposée en entreprise («toujours sur base du volontariat») ne balaye pas une autre préoccupation de nombreux employeurs. En effet, si un contrôle sanitaire est demandé à l'entrée d'un manège à la Schueberfouer ou à l'arrivée dans un restaurant, les employés retrouvant leur lieu de travail ne sont pas soumis à pareille contrainte. Et l'Union des entreprises redoute que cela finisse par poser problème.


Trois fake news sur les vaccins à la loupe
Modification de l'ADN, mortalité des enfants, infertilité... la Dr Anna Chioti, cheffe de la division de la pharmacie et des médicaments, décrypte en vidéo trois idées reçues sur la vaccination contre le covid.

«Nous sommes conscients qu'il faille trouver un équilibre entre santé publique, liberté individuelle et protection des données personnelles, mais disposer d'un ''CovidCheck simplifié'' pourrait s'avérer utile», indique Jean-Paul Olinger.

Une mesure utile pour rassurer les équipes en présentiel. Utile pour savoir comment organiser les bureaux entre collègues au statut TGV (testé, vacciné ou guéri) et les autres. Utile aussi pour permettre à celles et ceux partageant un même espace (à la chaîne, au bureau, sur un chantier) de ne pas porter le masque en permanence. «Les patrons ne veulent pas avoir une emprise sur le domaine privé qu'est la santé individuelle de chacun, mais l'Etat doit nous trouver un moyen pour pouvoir fonctionner avec un retour à la normalité, sans créer une usine à gaz.»

S’il n’y a pas d'urgence pour définir quel outil et quelles règles appliquer en attendant la rentrée, la mesure «devrait être intégrée à la prochaine Loi covid de la mi-octobre ou la suivante même. Car si nous sommes une partie de la solution dans le ralentissement de l'épidémie en proposant le vaccin, il faut aussi donner aux employeurs les moyens de ne pas favoriser la transmission du covid dans le cadre de ses activités.»

Et moins le télétravail sera une recommandation insistante des autorités, plus les entreprises s'interrogeront sur l'accueil à adopter pour leurs personnels. «Il nous faut des règles communes à tous. Qui je peux garder en fonction de son état? Qui je dois isoler? Qui je dois inviter à rester chez lui? Prenons le temps d'en discuter.» Xavier Bettel voulait discuter, le voilà servi.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Quitte à facturer maintenant le dépistage PCR payant, le gouvernement veut voir encore progresser le nombre de citoyens vaccinés contre le coronavirus. Histoire de gagner la course contre-la-montre face au virus.
Politik, briefing Lenert/Bettel, Xavier Bettel, Paulette Lenert Foto: Luxemburger Wort/Anouk Antony
Le conseil de gouvernement de ce mercredi matin portera essentiellement sur les nouvelles mesures sanitaires et sociales qui s'appliqueront au Luxembourg à compter du 15 septembre. Xavier Bettel et Paulette Lenert en expliqueront le détail à 14h.
ARCHIV - 01.06.2021, Sachsen-Anhalt, Quedlinburg: Eine FFP2-Maske liegt neben einer Tasse Kaffee auf einem Tisch. (zu dpa «Umfrage: Deutsche bei Corona-Hygiene strenger als Österreicher») Foto: Matthias Bein/dpa-Zentralbild/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Moins de 1% des personnes vaccinées se sont vu injecter deux vaccins différents. Possible depuis deux mois, cette option n'est choisie qu'en cas d'effets indésirables après la première dose anti-covid, indique la cheffe de la division de la pharmacie et des médicaments.
Xavier Bettel fait du vaccin la première arme de la lutte anti-covid. Un rappel utile alors que le pays s'apprête à voir certainement repartir les infections, avec le retour en classe, sur les chantiers, au bureau et à l'usine de nombreux vacanciers.
Pas question pour le Luxembourg de se priver du vaccin AstraZeneca. Xavier Bettel estime toujours que la balance bénéfice/risques plaide en faveur du sérum. A compter de la semaine prochaine, ce vaccin sera d'ailleurs proposé aux 30-54 ans qui en feront la demande.
15.04.2021, Rheinland-Pfalz, Ludwigshafen: Zwei Mitarbeiter sind im BASF-Impfzentrum mit der Aufbereitung des Corona-Impfstoffs beschäftigt. Foto: Uwe Anspach/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Le Premier ministre a promis de faire un point, vendredi 11 décembre, sur la possible levée des mesures de confinement en vigueur. Une prise de parole qui devrait aussi donner la ligne à suivre pour les fêtes de fin d'année.
IPO,Conseil de Gouvernement. Xavier Bettel & Paulette Lenert.Foto: Gerry Huberty/Luxemburger Wort