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Réunion à la Chambre: Le Luxembourg Future Fund opérationnel le 20 avril
Économie 2 min. 31.03.2015 Cet article est archivé

Réunion à la Chambre: Le Luxembourg Future Fund opérationnel le 20 avril

Etienne Schneider a indiqué la marche à suivre ce matin.

Réunion à la Chambre: Le Luxembourg Future Fund opérationnel le 20 avril

Etienne Schneider a indiqué la marche à suivre ce matin.
Pierre Matge
Économie 2 min. 31.03.2015 Cet article est archivé

Réunion à la Chambre: Le Luxembourg Future Fund opérationnel le 20 avril

À l'issue des explications du ministre de l'Économie devant les députés ce mardi, l'on connait la date du lancement du fonds voué à diversifier l'économie luxembourgeoise. La question de l'engagement de l'État dans le projet mutin de Genii a également été posée.

À l'invitation de l'opposition, le ministre de l'Économie, Étienne Schneider, s'est exprimé ce mardi devant les députés des Commissions des Finances et de l'Économie. Le Luxembourg Future Fund pensé en 2009, annoncé pour 2012, deviendra finalement opérationnel le 20 avril. C'est le rendez-vous pris pour valider la création de ce fonds censé investir 150 millions d'euros (120 millions de l'État, 30 du Fonds européen d'investissement qui en est aussi le conseiller) dans des sociétés étrangères qui elles-mêmes, en contrepartie, devront générer une activité au Luxembourg. C'était en tout cas l'idée initiale. Et les investissements devaient être choisis par le groupe luxembourgeois, Genii, de Gerard Lopez et Éric Lux.

Mais la société des deux investisseurs luxembourgeois, riches d'un carnet d'adresses étoffé, ne s'est finalement pas vu confier la mission pour laquelle elle était pressentie et pour laquelle elle avait monté une petite équipe. Les administrateurs du fonds, et particulièrement côté FEI, n'ont pas été convaincus de l'engagement personnel de Gerard Lopez dans le projet.

Un fonds amputé

Celui-ci va ainsi naître amputé de sa partie «investissement direct», laquelle constituait pourtant la raison d'être du fonds. Ce compartiment est mis en attente, faute de conseiller-gestionnaire. Les trois autres seront dédiés à du co-investissement (100 millions d'euros dans deux sous fonds dont un avec des business angels et des family offices pour 10 millions) et à de l'investissement dans des fonds de fonds en capital-risque, pour 50 millions d'euros.

Le critère d'investissement demeure flou. Si l'objectif avoué est d'attirer de nouvelles sociétés technologiques au Luxembourg, la possibilité de le faire via des investissements dans des fonds, avec d'autres investisseurs donc, demeure flou. Devant les députés, le ministre de tutelle a simplement indiqué que «le LFF investira dans les projets des technologies d’information et de communication, et dans les écotechnologies.» 

On verra plus tard

Etienne Schneider a également botté en touche pour ce qui concerne un éventuel engagement de l'État dans le projet de fonds mutin évoqué par Genii. Celui-ci investirait directement dans les sociétés à fort potentiel, conformément à la destination initiale du Luxembourg Future Fund. Le ministre LSAP a indiqué attendre la mise en marche du LFF avant de se prononcer sur une autre initiative.

Pierre Sorlut


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