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Problème de considération
Économie 2 min. 03.10.2018 Cet article est archivé

Problème de considération

Le président de l'Union luxembourgeoise des consommateurs, Nico Hoffmann, constate que les revendications de son association n'ont pas été érigées au rang de «priorités» par les partis.

Problème de considération

Le président de l'Union luxembourgeoise des consommateurs, Nico Hoffmann, constate que les revendications de son association n'ont pas été érigées au rang de «priorités» par les partis.
Gerry Huberty
Économie 2 min. 03.10.2018 Cet article est archivé

Problème de considération

Pierre SORLUT
Pierre SORLUT
La défense du pouvoir d'achat ne figure pas assez dans les programmes des candidats aux élections législatives du 14 octobre aux yeux de l'ULC. L'Union luxembourgeoise des consommateurs se plaint d'avoir été peu entendue par les partis.

«Nous sommes très déçus par les grands partis. Ils ne se sentent pas concernés par l’augmentation des frais bancaires», s’est plaint Nico Hoffmann, président de l’Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC), au cours de la présentation ce lundi à Luxembourg de son «analyse des programmes des partis politiques». «Sans donner de consigne de vote», l’association représentant les intérêts des consommateurs regrette que les candidats aux élections ne se saisissent que timidement des problèmes qu’ils soulèvent dans leur cahier de revendications présenté en juillet. «La protection des consommateurs ne semble pas faire partie des priorités des principaux partis», a constaté M. Hoffmann face à la presse.

La limitation de la hausse des frais bancaires constitue l’un des principaux chevaux de bataille de l’ULC. L’organisation milite notamment pour la mise en place, avec l’aide du ministère des Finances, d’un comparateur des prix. En vain pour l’instant.

L’ULC demande que les «opérations bancaires de base effectuées au guichet (virements, versements ou prélèvements, ndlr.) soient offertes aux clients gratuitement ou à des tarifs fortement réduits.» L’association s’attend également à ce que les représentants de l’Etat dans les conseils d’administration de banques (BGL BNP Paribas, BIL, BCEE ou Post) «agissent en faveur d’une réduction des tarifs».

Pour une suppression de la classe d'imposition 1a

L’ULC prône par ailleurs un renforcement du pouvoir d’achat via une politique fiscale «plus sociale». Elle regrette que les classes d’imposition 1 (célibataires sans enfants) et 1a (célibataires avec un enfant ou plus et personnes âgées de plus de 64 ans) soient «mises à contribution de façon substantiellement disproportionnée».

L’association demande «l’abolition de la classe d’imposition 1a et le reclassement des personnes concernées dans la classe 2». Un souhait partiellement entendu et considéré dans les organisations partisanes.

Un meilleur financement des maisons de retraite

«Suite à plusieurs hausses de prix dans certaines maisons de retraite», l’ULC demande des aides publiques pour subvenir au financement séjours en maisons de retraite.

«Il est inconcevable que les concitoyens âgés qui ont travaillé toute leur vie dans l’intérêt du pays, doivent s’adresser au Fonds national de solidarité pour se payer une chambre», lit-on dans les prises de position de l’association. L’accès au logement, l’économie circulaire, une amélioration du droit de la consommation ou encore la pérennisation du ministère de la Protection des consommateurs (aujourd’hui associé à l’Agriculture et la Viticulture), doivent être pris en compte par les partis selon l’ULC qui regrette que tous ces thèmes ne soient pas suffisamment envisagés par les partis dans leurs programmes. L’organisation précise qu’elle surveillera dans les prochains mois les avancées en la matière.

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