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Près de 3.000 demandes de chômage partiel acceptées
Économie 2 min. 26.08.2020 Cet article est archivé

Près de 3.000 demandes de chômage partiel acceptées

La reprise est encore trop timide pour que bars ou restaurants, notamment, puissent échapper à la crise.

Près de 3.000 demandes de chômage partiel acceptées

La reprise est encore trop timide pour que bars ou restaurants, notamment, puissent échapper à la crise.
Photo : Lex Kleren
Économie 2 min. 26.08.2020 Cet article est archivé

Près de 3.000 demandes de chômage partiel acceptées

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
2.966 dossiers ont été validés par le dernier Comité de conjoncture. Et pour 43,5% des cas, il s'agit de sociétés en lien avec les secteurs de l'hôtellerie-restauration, du tourisme et de l'événementiel.

Si le Comité de conjoncture peut être un bon thermomètre de l'économie en temps habituel, difficile désormais de traduire ses soubresauts. Ainsi, doit-on se satisfaire de voir qu'en août le nombre d'entreprises réclamant le chômage partiel a diminué (confirmant la reprise) ou est-ce là le signe que certaines ont déjà mis la clé sous la porte? Toujours est-il qu'en cette fin de vacances d'été, 2.966 demandes ont reçu l'aval des membres du Comité. Elles toucheront bien l'avance des salaires de septembre.

Elles étaient 3.162 en juillet à avoir bénéficié de ce même soutien, contre 3.670 en juin. Le gouvernement qui rêve de voir baisser ce nombre au plus vite est donc servi. Il est vrai que l'octroi du chômage partiel, depuis le mois de mars, pèse lourd dans le budget de l'Etat. Déjà plus de 860 millions d'euros ont été adressés aux sociétés en difficulté pour ce seul soutien. Et sachant que le dispositif est maintenu jusqu'au 31 décembre, la note risque d'être salée. Proche des 1,2 milliard d'euros, pronostique-t-on au ministère de l'Economie...


Kurzarbeit, Arbeiter, Fabrik, Produkion
Réduire le chômage partiel pour relancer l'emploi
Si le dispositif a jusque-là été un outil très utilisé depuis le début de la pandémie, le gouvernement entend désormais sortir les entreprises de ce schéma. Pour cela, l'Etat a mis en place une nouvelle aide dès juillet. Mais pour ce premier mois, le nombre de bénéficiaires s'annonce réduit.

Les mesures décidées lors de la réunion présidée par le ministre de l'Economie, Franz Fayot (LSAP),  concernent 15.690 salariés (à comparer aux 25.213 salariés bénéficiaires du mois précédent). A y regarder de près, on retrouve toujours les trois mêmes secteurs fortement demandeurs. Après la reprise des entreprises de la construction (qui ont pu bénéficier de 194 millions d'euros de chômage partiel ces mois derniers), le podium se compose ainsi de sociétés agissant dans le domaine de l'Horeca, du tourisme ou du secteur événementiel. 

Sur les 18 entreprises ayant sollicité l'avis du Comité de conjoncture pour mettre en oeuvre un plan de maintien dans l'emploi, seules six ont obtenu satisfaction. L'étude de leur situation économique, financière et sociale étant le critère retenu pour l'accord (ou non) à s'engager dans cette voie administrative permettant, le plus souvent, d'éviter un plan social.

La prochaine réunion du Comité de conjoncture est fixée au 21 septembre 2020.

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