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Pour que bars et restaurants ferment à 1h
Économie 2 min. 05.10.2020

Pour que bars et restaurants ferment à 1h

Le recul d'une heure de la fermeture permettrait aux bars et restaurants d'organiser des soirées de Nouvel An. Pari trop risqué?

Pour que bars et restaurants ferment à 1h

Le recul d'une heure de la fermeture permettrait aux bars et restaurants d'organiser des soirées de Nouvel An. Pari trop risqué?
Photo Archives : Marc Wilwert
Économie 2 min. 05.10.2020

Pour que bars et restaurants ferment à 1h

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Les représentants de l'hôtellerie-restauration demandent au gouvernement de repousser d'une heure l'horaire de fin de service de leurs établissements. Et cela y compris dans un souci sanitaire.

Les mois passent, la loi covid est prolongée mais pour les cafetiers et restaurateurs la situation n'évolue guère. Ils doivent toujours replier les tables et tirer le rideau à minuit dernier délai. Le gouvernement l'exige, et la police y veille. Mais, automne oblige, la fédération professionnelle voudrait bien obtenir un peu de rabe : une heure de service en plus. 

Et l'HORESCA, lundi, a présenté tout l'argumentaire qu'elle entend soumettre aux autorités. Avec ce leitmotiv à faire entendre au Premier ministre et son équipe : «L’arrivée des journées automnales avec des températures assez basses ne permet pratiquement plus d’accueillir les clients de cafés et restaurants, aux terrasses». Si l'on veut éviter donc un péril économique du secteur, il convient d'assouplir les horaires de fonctionnement «afin de garantir un service à l’intérieur avec un maximum de sécurité».


«Réfléchir à de nouvelles mesures» pour l'horeca
Près de trois mois et demi après la réouverture des bars et restaurants, le secrétaire général de la fédération des hôteliers, restaurateurs et cafetiers revient sur la stratégie du gouvernement et fait le point de la situation à la veille de la rentrée.

Pour les représentations des cafetiers et des restaurateurs, l'argument est simple : plus les établissements resteront ouverts longtemps, plus ils pourront espacer l'accueil des clients dans la journée. Et donc éviter soit les regroupements trop importants (risquant de se muer en cluster du coronavirus), soit de se retrouver avec des tables vides quelques heures après la tombée de la nuit pour cause d'obscurité, de froid ou de précipitations. Une idée qui a sa logique.

Pour l'Horesca, la mesure aurait aussi l'avantage pour certaines enseignes de restauration notamment de pouvoir proposer deux services. Chose plus difficile à organiser en refusant tout client dès que minuit approche. Et Alain Rix, président de l'HORECA, d'avancer au passage des motivations sanitaires : «Les clients pouvant rester plus longtemps dans un établissement seraient ensuite moins incités à terminer la soirée à domicile où les règles de distanciation physique sont souvent difficiles à respecter».

Dernière supplique

Au-delà des soirées actuelles, le secteur entend aussi penser au temps fort que représente toujours la nuit de la Saint-Sylvestre. Si la tolérance accordée était repoussée à 1h du matin, les restaurants pourraient organiser des soirées de réveillon du Nouvel An. De quoi, insiste la profession, «procurer une bouffée d’oxygène indispensable» à un secteur d'activité qui a non seulement subi une chute de clientèle massive mais a dû se plier à des exigences d'organisation strictes. 

Cafetiers-restaurateurs concluent leur appel du pied au gouvernement par cette dernière supplique : «au vu des chiffres plutôt stables de la pandémie dans notre pays et en analysant les lieux de contamination, on est d’avis qu’une heure d’ouverture supplémentaire reste raisonnable sachant qu’il faut vivre avec le virus». Pas certain toutefois que l'appel soit suivi. Déjà parce que le virus, qui a fait une 126ème victime ce week-end, circule toujours au Grand-Duché. Et même si l'Horeca rappelle qu'il faudra apprendre «à vivre avec le virus», pas certain que le gouvernement ne soit prêt à ouvrir la possibilité à des soirées de Saint-Sylvestre où le carillon du jour de l'An signalerait le début d'une flambée de clusters.  La balle est désormais dans le camp des politiques.

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