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«Plus forte croissance depuis six ans»
Économie 3 min. 02.10.2018 Cet article est archivé

«Plus forte croissance depuis six ans»

Alain Kinsch et John Hames.

«Plus forte croissance depuis six ans»

Alain Kinsch et John Hames.
Photo: Caroline Martin
Économie 3 min. 02.10.2018 Cet article est archivé

«Plus forte croissance depuis six ans»

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
Le bonne tenue de l'économie est de bon augure pour les cabinets d'audit. EY Luxembourg en profite pleinement, essentiellement au niveau du conseil et de l'audit.

"C'est une très bonne année", "on ne peut être que satisfait", "c'est même la meilleure année depuis 2012". En dévoilant les résultats financiers ce mardi, le managing partner d'EY Luxembourg Alain Kinsch n'a pas caché sa fierté et satisfaction. "Nous sommes vraiment ravis, cette année encore, d'enregistrer une forte croissance de 10,9 %, qui découle d'un accroissement des ventes de la part de chacune de nos lignes de services."

Le chiffre d'affaires du cabinet luxembourgeois s'est élevé à 215 millions d'euros pour son année fiscale se terminant au 30 juin 2018. "Au cours des deux dernières années, EY a ainsi accru son activité de 22 % sur le marché luxembourgeois".

Selon Alain Kinsch, il y a très clairement eu "une accélération de la croissance d'EY au cours des quatre dernières années", qui s'explique en partie par la bonne tenue de l'économie au cours des dernières années. "Ces résultats montrent aussi la croissance des entreprises luxembourgeoises", a dit Alain Kinsch, insistant au passage sur le côté diversifié du cabinet luxembourgeois. "Nous ne sommes pas seulement là pour les grands groupes financiers. La répartition est quasi égale entre eux et le secteur non financier, jusqu'aux petites et moyennes entreprises."

Le conseil sort du lot

Un département sort clairement du lot: le métier conseil affiche une croissance de 26,2 %. "Le contexte réglementaire pour le secteur financier ne s'est pas allégé et les entreprises du monde financier ont dû se mettre en conformité et améliorer leur efficience", a expliqué Olivier Maréchal, responsable de l'activité consulting. A cela s'ajoute une demande accrue de la part des sociétés de real estate et de private equity dans l'implémentation des meilleures pratiques en matière de plates-formes opérationnelles, ou la mise en application de changements majeurs dans leurs modèles de gouvernance et de fonctionnement dans le contexte Brexit.

Le succès s'explique aussi par les services liés au digital, incluant notamment l'automatisation intelligente, les analyses de données ou encore la cybersécurité.

Belle performance également du côté de l'audit qui progresse de 11 % cette année. "C'est une croissance exceptionnelle étant donné la maturité du marché", a souligné Alain Kinsch. Au cours des cinq dernières années, notre activité audit à crû de 50 % et même doublé sur les neuf dernières années».

En revanche, une ligne de métier traverse une période un peu plus difficile: le métier fiscal a connu une croissance de 6 % cette année contre 9,3 % l'année auparavant. "Le métier est dans une profonde transformation, surtout dictée à l'échelle internationale par le mouvement de transparence et l'adaptation des règles fiscales", a indiqué le responsable de la division, John Hames.

"On passe beaucoup de temps à accompagner nos clients dans l'organisation de l'échange d'information, que ce soit au niveau des tax rulings, des salaires ou des rapports pays par pays, respectivement à mettre à jour les entreprises au niveau des prix transfert pour tout ce qui est transactions intragroupes".

«Beaucoup moins de rulings»

Depuis deux ans, une nouvelle loi est en place qui "permet de demander officiellement des tax ruling par le biais d'une commission spéciale", a expliqué John Hames. "On fait aujourd'hui beaucoup de moins de tax rulings. Beaucoup d'entreprises, quand elles font des transactions au sein de leur groupe, préfèrent se sécuriser au travers des prix de transfert". Selon John Hames, "on est très clairement en train de passer du modèle de tax ruling vers celui des prix de transfert".

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