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Pas de pénurie alimentaire malgré une explosion des prix
Économie 2 min. 06.07.2022
Dans les supermarchés

Pas de pénurie alimentaire malgré une explosion des prix

Les rayons des supermarchés luxembourgeois devraient rester bien remplis, mais les prix des aliments qui les composent vont, eux, continuer de s'envoler.
Dans les supermarchés

Pas de pénurie alimentaire malgré une explosion des prix

Les rayons des supermarchés luxembourgeois devraient rester bien remplis, mais les prix des aliments qui les composent vont, eux, continuer de s'envoler.
Photo: Shutterstock
Économie 2 min. 06.07.2022
Dans les supermarchés

Pas de pénurie alimentaire malgré une explosion des prix

Laura BANNIER
Laura BANNIER
Si la guerre en Ukraine a entrainé une baisse des livraisons de céréales et de produits agricoles en provenance de la zone euro, le Luxembourg reste marginalement touché par des défauts de livraison.

Huile de tournesol, maïs ou encore engrais, plusieurs produits ont été particulièrement touchés par une pénurie causée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Conséquence directe de ces tensions d'approvisionnement: les prix flambent.


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Si l'économie luxembourgeoise ne souffre pas directement de cette situation, les livraisons directes de produits agricoles de Russie, de Biélorussie et d'Ukraine étant rares, les agriculteurs font face à une véritable explosion des prix des engrais. En effet, le déclenchement du conflit armé a entraîné une forte augmentation du prix des engrais en général, et des engrais azotés en particulier, indique le ministre de l'Agriculture et de la Viticulture, Claude Haagen (LSAP), dans une réponse parlementaire.

Ainsi, le nitrate de calcium était jusqu'à 250% plus cher en février 2022 qu'en octobre 2021. «À l'heure actuelle, il est encore environ deux fois plus cher qu'à cette époque», poursuit le ministre, qui note tout de même que les chaînes d'approvisionnement ne sont pour le moment pas sujettes à des pénuries. Seuls certains engrais spécifiques, utilisés en faible quantité, font défaut et doivent être substitués par d'autres produits.

Des prix boostés par la hausse de l'énergie

Au-delà d'être touchés par la hausse du prix de leurs matières premières, les engrais font également les frais de l'augmentation des prix de l'énergie. Il en va de même pour les denrées alimentaires. «Le prix de vente des aliments est actuellement plus affecté par les prix élevés de l'énergie que par les pénuries de livraison, et les prix devraient continuer à augmenter tant que l'énergie est chère et le restera», prévient l'homme d'État.


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En mai 2022 au Luxembourg, le poisson coûtait 14% plus cher qu'il y a un an, le prix des graisses et des huiles avait augmenté de 12,4% et celui de la viande de 9,5%. Un constat qui dépasse les frontières du Grand-Duché, puisqu'au printemps 2022, une hausse moyenne de 5% des prix alimentaires sur un an était observée dans la zone euro.

Interrogé par le député Marc Spautz (CSV) sur des mesures européennes prises pour limiter cette évolution, Claude Haagen répond qu'«aucune intervention directe sur le marché n'est prévue». Il rappelle cependant qu'une série de mesures ont été mises en place par l'État luxembourgeois afin de soutenir l'économie suite à la guerre en Ukraine. «Il est actuellement examiné si ce ''soutien temporaire'' peut également être utilisé comme une aide concrète pour l'agriculteur en tant que producteur primaire», fait savoir Claude Haagen.

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