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Panama Papers: Claude Marx rejette les nouvelles accusations
Économie 3 min. 15.03.2017 Cet article est archivé

Panama Papers: Claude Marx rejette les nouvelles accusations

Claude Marx en avril 2016 lors d'une interview avec le LW citée par Süddeutsche Zeitung hier

Panama Papers: Claude Marx rejette les nouvelles accusations

Claude Marx en avril 2016 lors d'une interview avec le LW citée par Süddeutsche Zeitung hier
Guy Jallay
Économie 3 min. 15.03.2017 Cet article est archivé

Panama Papers: Claude Marx rejette les nouvelles accusations

Pierre SORLUT
Pierre SORLUT
Le directeur de la Commission de surveillance du secteur financier était bien plus impliqué dans le scandale financier des «Panama Papers» que prétendu jusqu'ici a révélé mardi la «Süddeutsche Zeitung». Ce mercredi, Claude Marx, nie avoir agi dans une «fonction personnelle» pour une société offshore, mais seulement comme «signataire autorisé» au nom de HSBC, son ancien employeur.

(pso) – Le directeur de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) était bien plus impliqué dans le scandale financier des «Panama Papers» que prétendu jusqu'ici a révélé mardi la Süddeutsche Zeitung.

Dans une prise de position personnelle envoyée ce mercredi midi et au lendemain de la parution de nouvelles révélations sur son implication dans les «Panama Papers», Claude Marx, nie avoir agi dans une «fonction personnelle» au sein d'une société offshore, mais seulement comme «signataire autorisé» au nom de HSBC, son ancien employeur.

Selon la Süddeutsche Zeitung, Claude Marx a joué un rôle actif dans la fondation et gestion de sociétés offshore via le tristement célèbre cabinet d'avocats panaméen Mossack & Fonseca, au cœur de la tourmente des Panama Papers. De nombreux échanges e-mail entre Claude Marx et le cabinet d'avocats montrent que Marx a personnellement demandé la fondation de sociétés offshore et qu'il a agi en tant que prêt-nom.

«Toute affirmation selon laquelle j'aurais été à une certaine époque administrateur ou associé/actionnaire d'une société fondée ou administrée par Mossack & Fonseca est entièrement erronée et dénuée de tout fondement», conteste le Luxembourgeois dans une prise de position rarissime pour le chef de la régulation financière.

Un intermédiaire pour les clients

Le directeur de la CSSF qualifie sa relation avec le cabinet d'avocats panaméen comme «exclusivement professionnelle et conforme aux usages du marché».

Le premier régulateur luxembourgeois issu du secteur privé en vient même à détailler ses fonctions au sein de la banque britannique dont il a été directeur de la filiale luxembourgeoise: «Dans ma fonction d'employé de la Banque HSBC Private Bank à Luxembourg, l'une de mes tâches consistait simplement à agir comme intermédiaire pour le compte des clients de la banque qui désiraient expressément acquérir une société auprès d'un prestataire de services fiduciaires qui ne contractait cependant pas directement avec des clients individuels.»

«Un rôle purement passif» d'après Gramegna

Interviewé par le Luxemburger Wort en mai 2016, le ministre des Finances, Pierre Gramegna, avait déclaré: «Monsieur Marx, banquier jusqu'en 2011 puis directeur d'une société d'assurances jusqu'en 2015, a été confronté à des entreprises panaméennes dans le cadre de ces fonctions, mais il nous a assuré au ministère qu'il n'était pas impliqué dans ces sociétés en tant qu'actionnaire ou en tant que mandataire. Il aurait donc joué, me semble-t-il, un rôle purement passif».

Directeur général adjoint de HSBC Private Bank SA (Luxembourg) entre 2000 et 2011, puis administrateur-délégué de Lombard International Assurance SA de 2012 à 2015, Claude Marx avait été nommé à la tête de la CSSF - le «gendarme» qui surveille les professionnels comme les produits de la place financière luxembourgeoise- par le gouvernement Bettel en décembre 2015. Sur proposition de Pierre Gramegna. Marx était alors devenu le premier directeur de la CSSF à être issu du secteur privé.


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