Changer d'édition

Microfinance: La digitalisation au centre des préoccupations
Gerhard Coetzee, Myka Reinsch, Arnaud de Lavalette, Madji Sock (de g. à d.) échangent dans les locaux de la Banque de Luxembourg sur le futur de l'inclusion financière.

Microfinance: La digitalisation au centre des préoccupations

Lex Kleren
Gerhard Coetzee, Myka Reinsch, Arnaud de Lavalette, Madji Sock (de g. à d.) échangent dans les locaux de la Banque de Luxembourg sur le futur de l'inclusion financière.
Économie 2 min. 08.02.2019

Microfinance: La digitalisation au centre des préoccupations

La digitalisation, l'approche axée sur le bénéficiaire final et l'égalité des genres dans la microfinance: le futur de l'inclusion financière en Afrique était au centre de la nouvelle édition du «Midi de la microfinance» organisé jeudi par l'ONG luxembourgeoise ADA.

Par Mara Bilo

La digitalisation bouleverse tous les secteurs économiques – et la microfinance n'est pas en reste. C'était justement le sujet de la nouvelle édition du «Midi de la microfinance» organisé jeudi à la Banque de Luxembourg: des experts en microfinance se sont déplacés pour discuter des sujets d'actualité qui vont façonner le développement de l'inclusion financière des prochaines années.

Madji Sock
Madji Sock
Lex Kleren

Ce rendez-vous trimestriel, organisé par l'association «Appui au développement autonome» (ADA) et qui a pour objectif de familiariser le public luxembourgeois avec les thématiques liées au secteur de l'inclusion financière, a été l'occasion de mettre en lumière la manière dont la digitalisation favorise l'accès au système financier en Afrique.

La digitalisation n'est pas encore une réalité pour tous.

Invitée par ADA, Madji Sock, qui travaille dans le secteur de la microfinance au Sénégal, a expliqué comment les solutions digitales aidaient les populations rurales ou défavorisées dans son pays: «le digital aide à diminuer le fossé entre les hommes et les femmes ou les jeunes entrepreneurs».

Mais si les solutions digitales «démocratisent» véritablement l'accès au système financier, la digitalisation n'est pas encore une réalité pour tous: «entre 2006 et 2017, près de deux milliards de comptes bancaires ont été ouverts dans le monde; plus de la moitié n’est cependant pas utilisée», a ainsi relevé Gerhard Coetzee, expert venu des Etats-Unis. 

Gerhard Coetzee, Myka Reinsch
Gerhard Coetzee, Myka Reinsch
Lex Kleren

Et pour que les clients puissent pleinement bénéficier des différentes possibilités de financement mises à leur disposition par les solutions digitales, M. Coetzee a insisté sur l'importance du service sur mesure: «la valeur ajoutée pour le client, c’est d'adapter les produits et services aux besoins des clients et non des fournisseurs».

La «Digital finance initiative»

ADA a lancé en 2017 la «Digital finance initiative» – un projet qui a pour objectif d'accompagner les instituts de microfinance dans leur transformation numérique. Arnaud de Lavalette, responsable de cette initiative au sein de l'ONG luxembourgeoise, a expliqué que «les institutions de microfinance se tournent de fait vers les innovations digitales suite à la demande de leurs clients. La plupart de produits technologiques sont donc mis en place pour apporter de la vraie valeur ajoutée au client.»

Lex Kleren