Changer d'édition

Mariés, un salaire, 2 enfants: un avantage?
Économie 3 min. 14.04.2015 Cet article est archivé
Impôts

Mariés, un salaire, 2 enfants: un avantage?

Économie 3 min. 14.04.2015 Cet article est archivé
Impôts

Mariés, un salaire, 2 enfants: un avantage?

Les impôts sur les salaires du travailleur moyen ont augmenté de 0,5% depuis 2000 au Luxembourg alors qu'il a baissé de 0,7% pour un salarié célibataire dans l'OCDE. Les couples avec un seul revenu et deux enfants sont les moins taxés.

Mieux vaut être marié, n'avoir qu'un salaire et deux enfants pour payer le moins d'impôts sur le salaire: réduire le constat de l'OCDE à propos de la situation au Luxembourg à cette phrase reviendrait à oublier tout le reste. Cela renseigne néanmoins sur l'évolution de la situation en quinze ans. 

Et si, pour ce type de situation, le Luxembourg est nettement mieux placé que les autres pays de l'OCDE (cinquième pays le moins taxé (4,6%) contre 14,8% pour la moyenne de l'OCDE), ce n'est plus le cas pour les célibataires, où le Luxembourg passe en 19e position sur 34 pays (37,6% de taxes sur le salaire contre 36% pour l'OCDE).

Un constat sans réelle surprise pour ce qui est des configurations compte-tenu de la politique familiale du pays.

Les impôts sur les salaires du travailleur moyen ont augmenté d’environ 1 point de pourcentage entre 2010 et 2014 dans les pays de l’OCDE, alors même que dans la majorité des pays, le taux légal de l’impôt sur le revenu n’a pas été relevé, selon le rapport publié par l’OCDE.

Selon le rapport intitulé "Les impôts sur les salaires 2015", la charge fiscale dans la zone OCDE a augmenté dans 23 pays et baissé dans 10 autres pendant cette période.

De manière plus globale, le rapport de l'organisation, qui intègre un chapitre sur les pays émergents, relève que si la position de la Chine et du Brésil est sensiblement comparable aux pays de l'OCDE, les taxes sont plus basses en Inde, en Indonésie et en Afrique du Sud.

Les points principaux du rapport

  • C’est en Belgique (55,6 %), en Autriche (49,4 %), en Allemagne (49,3 %) et en Hongrie (49,0 %) que la charge fiscale moyenne pesant sur les travailleurs célibataires sans enfant percevant un salaire moyen dans leur pays a été la plus élevée, les plus faibles niveaux étant observés au Chili (7 %), en Nouvelle-Zélande (17,2 %), au Mexique (19,5%) et en Israël (20,5 %).
  • Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, la charge moyenne des impôts et cotisations sociales sur les revenus de l’emploi a augmenté de 0.1 point de pourcentage pour s’établir à 36,0 % en 2014, après avoir enregistré des hausses annuelles successives 0.2, 0.1 et 0.5 points de pourcentage depuis 2010. Ces augmentations ont eu pour effet d’annuler la baisse observée entre 2007 et 2010, où la charge moyenne était revenue de 36,1 % à 35,1 %.
  • Les impôts sur le revenu des personnes physiques ont été le principal facteur à l’origine de la hausse du coin fiscal total dans 18 des 23 pays où il a augmenté. La hausse la plus forte a été enregistrée en Irlande (+ 1,1 point de pourcentage), où une plus forte proportion des revenus a été imposée puisque les taux et seuils légaux ainsi que les montants des crédits d’impôt de base n’ont pas varié depuis 2011.
  • Dans les pays où le coin fiscal a diminué, la baisse est attribuable principalement à l’impôt sur le revenu des personnes physiques et aux cotisations sociales. Le seul pays ayant enregistré un recul supérieur à un point est la Grèce (- 1,2 point de pourcentage), du fait de la baisse de 0.9 point des cotisations sociales des employeurs. Le taux global des cotisations sociales des employeurs, auparavant de 27,46 %, a diminué et s’établit à 24,56 % depuis juillet 2014.

Pour lire le rapport en entier.

Pour lire le rapport consacré au Luxembourg.


Sur le même sujet

Gestion de la pandémie par le Luxembourg
Un rapport de l'OCDE a analysé la manière dont le Luxembourg a géré la pandémie. Si le petit pays peut se targuer d'une maîtrise réussie sur plusieurs points, des axes d'amélioration sont toutefois nécessaires pour affronter les prochaines crises.
L'OCDE s'est penché sur les réglementations fiscales de différents pays afin de déterminer ceux où les actifs payent le plus d'impôts et de taxes. Au Luxembourg, un certain type de ménage s'en sort particulièrement bien.
L'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pointe, dans un nouveau rapport, l'étouffement ressenti par les différentes classes moyennes des pays membres. Si le Luxembourg surpasse ses voisins, le coût du logement reste un problème.
Mantel Sonden,Verkaufsoffener Sonntag.Grand Rue,Luxemburg, Foto:Gerry Huberty
L'OCDE s'attend à ce que la croissance économique du Luxembourg reste "soutenue", grâce à une demande intérieure dynamique et au rebond de l'activité dans le secteur financier.
La croissance du PIB devrait être de 4% en 2017 et 2018.
Rapports de l'OCDE sur la fiscalité
Selon le volumineux rapport de l'OCDE sur la fiscalité mondiale, qui sera publié aujourd'hui, le Luxembourg est le neuvième pays au monde le plus taxé, en pourcentage de taxes par rapport au PIB. Un record qui s'explique notamment par des cotisations sociales sans cesse plus gourmandes.