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Marché du travail luxembourgeois: Frontaliers et résidents ont tout aussi peur de perdre leur emploi
Économie 3 min. 27.01.2016 Cet article est archivé

Marché du travail luxembourgeois: Frontaliers et résidents ont tout aussi peur de perdre leur emploi

L'étude s'est intéressé aux salariés non intérimaires du secteur privé ayant au moins six mois d'ancienneté dans leur entreprise et étant aussi bien résidents luxembourgeois que frontaliers.

Marché du travail luxembourgeois: Frontaliers et résidents ont tout aussi peur de perdre leur emploi

L'étude s'est intéressé aux salariés non intérimaires du secteur privé ayant au moins six mois d'ancienneté dans leur entreprise et étant aussi bien résidents luxembourgeois que frontaliers.
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Économie 3 min. 27.01.2016 Cet article est archivé

Marché du travail luxembourgeois: Frontaliers et résidents ont tout aussi peur de perdre leur emploi

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
Les résidents luxembourgeois se sentent-ils plus en sécurité que leurs voisins belges et allemands en matière d'emploi? Une récente étude montre qu'il n'en est rien et qu'ils ont tout aussi peur de perdre leur emploi.

(VO) - Les résidents luxembourgeois se sentent-ils plus en sécurité que leurs voisins belges et allemands en matière d'emploi? Une récente étude montre qu'il n'en est rien et qu'ils ont tout aussi peur de perdre leur emploi.

L'étude s'est intéressé aux salariés non intérimaires du secteur privé ayant au moins six mois d'ancienneté dans leur entreprise et étant aussi bien résidents luxembourgeois que frontaliers.

Une étude qui illustre ce qu'on nomme le "sentiment de vulnérabilité", c'est-à-dire la perception de ces salariés en matière de stabilité de l'emploi et, le cas échéant, les possibilités qui leur sont offertes pour retrouver un poste équivalent en salaire.

Elle se fonde sur deux enquêtes: l'une, européenne et datant de 2011 et portant sur la qualité de vie au travail, et l'autre, luxembourgeoise et menée en 2013, portant sur les conditions de travail et la qualité de vie au travail.

Une crainte partagée de chaque côté des frontières

La peur de perdre son emploi est aussi répandue parmi les travailleurs résidents au Luxembourg qu'en Allemagne ou en Belgique.

D'après les données de l'enquête européenne sur la qualité de la vie, en 2011, au Luxembourg 5% des résidents exerçant un emploi rémunéré jugent que le risque de perdre leur emploi dans les six prochains mois est probable. Un chiffre identique à celui observé chez les salariés belges et allemands.

En revanche, en France, près de 15% des salariés jugent qu'ils risquent de perdre leur emploi dans les six prochains mois, un chiffre que l'étude explique par le taux de chômage plus élevé en France que dans les autres pays de la Grande Région.

Retrouver du travail: les résidents sont les plus confiants

La crainte de ne pas retrouver un emploi à salaire équivalent est moins prononcée parmi les travailleurs résidents au Luxembourg qu'en Allemagne et en Belgique.

14% de ces salariés estiment qu'il est très improbable qu'ils retrouvent un emploi avec un même niveau de salaire que le précédent s'ils venaient à le perdre ou à le quitter.

Alors qu'en Allemagne et en Belgique, la proportion de travailleurs estimant qu’il est très improbable qu'ils retrouvent un emploi à salaire équivalent est plus élevée, de 20,7% et de 18,5%.

Les salariés évalués se sentent rassurés

L'étude montre également que les pratiques de communication internes mises en place par les entreprises sont liées au risque estimé de perte d'emploi des salariés.

D'une part, les salariés qui travaillent dans des entreprises où il n'y a pas de réunion entre la direction et le personnel ont un risque estimé de perte d’emploi plus élevé que ceux travaillant dans une entreprise où ce type de réunion est organisé.

D'autre part, les salariés ayant eu au moins un entretien d'évaluation au cours de l'année passée estiment avoir une probabilité plus faible de perdre leur emploi dans un proche avenir que les salariés n'ayant pas eu ce type d'entretien.

Les pratiques de communication internes permettent sans doute aux salariés d'estimer plus correctement leur risque de perte d'emploi en diminuant l'incertitude qu'ils pourraient éprouver vis-à-vis de la santé économique de leur entreprise et de l'appréciation de leur travail.

Les formations sont bien vues par les salariés

Les salariés qui déclarent avoir suivi l'an passé des formations payées par leur entreprise ont une plus faible probabilité d'estimer risquer de perdre leur emploi dans un proche avenir que les autres. Les politiques de formation continue sont liées négativement au risque estimé de perte d'emploi.

Ce résultat peut trouver deux explications. D'une part, le capital humain constitue un moyen de se prémunir contre le risque de chômage. D'autre part, l'investissement réalisé par l'entreprise dans la formation d'un de ses salariés peut être perçu par le salarié comme la volonté de le maintenir au sein de l’entreprise.




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