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Luxinnovation rayonne toujours plus fort
Économie 4 min. 13.11.2019

Luxinnovation rayonne toujours plus fort

Sasha Baillie, CEO de Luxinnovation, Lex Delles, ministre des Classes moyennes, et Mario Grotz, président de Luxinnovation lors de la présentation du rapport 2018.

Luxinnovation rayonne toujours plus fort

Sasha Baillie, CEO de Luxinnovation, Lex Delles, ministre des Classes moyennes, et Mario Grotz, président de Luxinnovation lors de la présentation du rapport 2018.
Photo: Lex Kleren
Économie 4 min. 13.11.2019

Luxinnovation rayonne toujours plus fort

Eddy RENAULD
Eddy RENAULD
L'agence nationale de promotion de l'innovation fête ce jeudi son 35e anniversaire. Au fil des années, l'entité émanant du ministère de l'Economie s'est forgé une place de choix dans le Nation Branding.

«Un moteur essentiel de l'innovation» : voilà l'image que revendique Luxinnovation après 35 ans d'activité. L'agence de promotion de l'innovation justifie son dynamisme en 2018 avec près de 700 contacts nationaux et internationaux et plus de 220 entreprises qui ont reçu un «soutien sur mesure et individualisé».  

L'établissement, qui participe au «Nation Branding», affiche un budget de quatre millions d'euros et emploie 70 personnes. Le voilà devenu incontournable dans l'accompagnement des sociétés issues d'horizons aussi divers que l'artisanat, l'industrie ou les nouvelles technologies. Explication en cinq points.

Origine

Luxinnovation a vu le jour le 1er juin 1984 à la fin du mandat du Premier ministre de l'époque Pierre Werner (CSV). La création de cette agence devait permettre au pays de trouver d'autres thèmes porteurs après la chute de la sidérurgie. 

«Il s'agit de  la dernière brique d'un projet qui visait la promotion et la mise en oeuvre d'instruments pour soutenir l'effort d'innovation des entreprises», précise Jean-Michel Gaudron, directeur du contenu et des événements au sein de l'agence.  

Outre le ministère de l'Economie et des Classes moyennes de l'époque, la Chambre de commerce et la Fédération des industriels (Fedil) se sont unis pour  lancer sur les rails un service commun de promotion et d'assistance à l'innovation. Un partenariat public-privé avec un budget de quatre millions d'euros annuels dont 85% sont assurés par les ministères.    

Mission

Luxinnovation assure vouloir «accompagner et soutenir les entreprises dans leur démarche d'innovation». Autrement dit, l'agence dispense de nombreux conseils dans la constitution de dossiers pour la recherche de budgets notamment. Elle couvre aussi bien le domaine de la cybersécurité, l'intelligence artificielle ou encore la conduite connectée transfrontalière.  

Parallèlement, l'agence accompagne les entreprises dans leurs démarches pour obtenir des financements européens (Horizon 2020). Un soutien qui visiblement porte ses fruits. Le taux de réussite des dossiers luxembourgeois atteignait 23,7% en 2018, soit un peu moins d'un dossier sur quatre, alors que la moyenne européenne est de 17,75%. 


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Depuis 2016, suite à l'absorption de «LuxembourForBusiness », Luxinnovation s'est vu confier un volet plus international. «Nous avons reçu comme mission de pouvoir investiguer à l'étranger en rencontrant les investisseurs ou les entreprises susceptibles de s'installer au Grand-Duché», précise Jean-Michel Gaudron. En 2018, 12 entreprises étrangères se sont établies au pays grâce au soutien de Luxinnovation. 

Personnel 

Luxinnovation emploie à l'heure actuelle 70 personnes. Au cours de ses 35 années d'existence, l'agence a connu une croissance non linéaire. Longtemps limité à une petite dizaine de personnes, l'établissement est passé à 28 salariés en 2001. Et entre 2013 et 2016, les effectifs ont même été doublés, passant de 30 à 60 personnes. Des chiffres pouvant s'expliquer par une politique de plus en plus tournée vers l'innovation de la part des différents gouvernements avec pour conséquence l'arrivée de nouvelles missions.  

Réalisations concrètes

«Il y a quelques exemples de success-story dans lesquelles Luxinnovation a été partie prenante, à des degrés plus ou moins importants.» Et Jean-Michel Gaudron d'évoquer la société Talkwalker. Une ancienne start-up qui a démarré en 2009 au Luxembourg et qui aujourd'hui, affiche 300 personnes avec des bureaux aux Etats-Unis ou en Allemagne. 


Sasha Baillie - CEO - Luxinnovation - Photo : Pierre Matgé
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«Nous sommes un des premiers maillons de la chaîne dans la chronologie mais il arrive également que nous intervenions encore par la suite», précise le responsable de la communication de l'agence.    Tout dépend si l'entreprise propose un aspect innovant. 

Image du Luxembourg à l'étranger  

Si l'image du Luxembourg auprès du grand public a été sérieusement écornée lors des affaires Luxleaks, le Grand-Duché conserve une image beaucoup plus positive dans le milieu business. «Le pays est perçu comme fiable et intéressant et pour une entreprise qui désire s'installer chez nous, c'est important», rappelle Jean-Michel Gaudron. 

Le très haut niveau d'équipement des data-center, des réseaux haut débit sans oublier la stabilité politique, financière et économique apparaissent comme des atouts non négligeables. Mais pas que. «Les compétences des travailleurs et leur savoir-faire dans de nombreux domaines ainsi que la dynamique des gouvernements au cours des dernières années, quelle que soit leur couleur, ont contribué à renforcer l'attractivité du pays», conclut Jean-Michel Gaudron.


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