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Liberty Steel Dudelange sous perfusion de l'Etat
Économie 2 min. 18.05.2021 Cet article est archivé

Liberty Steel Dudelange sous perfusion de l'Etat

Selon l'OGBL et le LCGB, l'usine de Dudelange fonctionnerait pour l'heure «entre 25 et 50%» de ses capacités et son avenir s'annonce compliqué.

Liberty Steel Dudelange sous perfusion de l'Etat

Selon l'OGBL et le LCGB, l'usine de Dudelange fonctionnerait pour l'heure «entre 25 et 50%» de ses capacités et son avenir s'annonce compliqué.
Photo: dpa
Économie 2 min. 18.05.2021 Cet article est archivé

Liberty Steel Dudelange sous perfusion de l'Etat

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
En pleine tempête en raison du dépôt de bilan du principal financier de leur maison-mère, le site luxembourgeois fonctionne au ralenti et une majorité des personnels se retrouvent au chômage partiel, indiquent les syndicats.

Présentée par le ministre de l'Economie comme «grave et tendue», la situation au sein de l'usine luxembourgeoise de Liberty Steel se traduit par le recours massif au chômage partiel, à en croire l'OGBL et le LCGB. Contactés lundi par nos confrères de LuxTimes, les syndicats estiment que l'usine fonctionne «entre 25 et maximum 50%» de ses capacités et que «les trois quarts des salariés sont actuellement en chômage partiel».


Liberty Steel
Situation «grave et tendue» pour Liberty à Dudelange
Franz Fayot est revenu, mardi, à la tribune de la Chambre sur la situation de l'usine de galvanisation quelques jours après avoir détaillé à huis clos la situation aux membres de la commission Economie. Avec une inquiétude non dissimulée pour les quelque 220 salariés du site.

Une situation qui résulte des engagements pris par le gouvernement de «ne pas laisser tomber le site de Dudelange», mais qui ne pourra s'éterniser. Car contrairement au site de Liège, qui fonctionne en binôme avec le site luxembourgeois, aucune procédure de protection temporaire contre les créanciers n'a pu être engagée. Ce qui fait que, pour l'heure, la survie de l'usine ne tient qu'à la seule perfusion mise en place par l'Etat.

«En Belgique, au Royaume-Uni, en France, de tels systèmes existent afin de donner la possibilité aux entreprises de se restructurer et de trouver des solutions à court terme», souligne Stefano Araujo, secrétaire central OGBL auprès de nos confrères, en précisant qu'«au Luxembourg, la situation est binaire» puisque «si vous n'injectez pas de fonds dans l'entreprise, c'est terminé». Interrogé mardi, le ministère de l'Economie n'a pas souhaité détailler cette situation qualifiée de «très complexe, chaque jour un peu plus».


En faisant l'acquisition de 7 usines sidérurgiques cet été, Liberty Steel est devenu le 10e producteur mondial d'acier.
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L'usine de galvanisation luxembourgeoise va peut-être servir de monnaie d'échange pour tenter d'éponger une partie des dettes du groupe GFG Alliance qui l'avait rachetée en 2019.

Pour l'heure, plusieurs hypothèses circulent quant à l'avenir du site, oscillant entre l'arrivée d'un repreneur providentiel et la nationalisation. Que cette dernière soit totale ou partielle. Des pistes sur lesquelles se penche la Société nationale de crédit et d’investissement qui a été missionnée pour étudier la faisabilité des différents cas de figure. Pour rappel, cette situation résulte du dépôt de bilan de Greensill Capital, principal bailleur de fonds du conglomérat GFC-Alliance, propriétaire de Liberty Steel. Un jeu de domino international qui aura des conséquences non seulement au Luxembourg, mais sur l'ensemble de la planète puisque GFC-Alliance possède au total 40 sites répartis sur plusieurs continents, dont douze en Europe.

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