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Les prix repartent à la hausse
Économie 08.07.2020

Les prix repartent à la hausse

Le mazout de chauffage a subi une augmentation de près de 20% en juin

Les prix repartent à la hausse

Le mazout de chauffage a subi une augmentation de près de 20% en juin
Photo: Lex Kleren
Économie 08.07.2020

Les prix repartent à la hausse

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Selon les calculs du Statec, l'indice des prix à la consommation s'est redressé de +0,5% en juin par rapport au mois précédent. Le panier alimentaire souffre cependant moins que l'automobiliste à son passage à la pompe.

Si la crise du covid-19 a permis un passage à la caisse moins douloureux lors des mois de mars, avril et mai, celui de juin marque une rupture de continuité et le retour à la hausse des prix à la consommation. Ainsi, le Statec fait état ce mercredi d'une «hausse de 0,5% du taux d'inflation, passant de 0,2% à 0,7%». Et si, de manière générale, la moyenne semestrielle de l'indice passe de 876,52 à 876,86 points, cette valeur reste néanmoins largement inférieure aux 895,78 points, synonymes du déclenchement du prochain index.

L'exemple le plus frappant de ce rebond est illustré par les produits pétroliers, qui «reprennent 7% en un seul mois après quatre mois de baisses consécutives», observe le Statec. La facture du mazout de chauffage sera la plus douloureuse, avec une hausse spectaculaire de +19,6%, tandis qu'à leur passage à la pompe, les automobilistes subiront une augmentation de 9,2% pour le litre d'essence, et de 8,2% pour celui de diesel. L'Institut de statistiques note toutefois que malgré ce sursaut, les prix «restent encore de 16,2% inférieurs à ceux de juin 2019».

Nettement moins marquée est la hausse des produits alimentaires, en très léger rebond de +0,4% de mai à juin. Ce, alors que sur une base annuelle, les prix se révèlent supérieurs de 3,7% par rapport à juin 2019 et de 2,0% par rapport à février 2020, soit la situation d'avant la pandémie. 

Une tendance qui est surtout illustrée par les fruits frais (+4,8%) et par les poissons et fruits de mer (+2,1%). A l'inverse, un repli s'est observé concernant les graisses et huiles (-1%) et les boissons non alcoolisées (-0,9%).

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