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Le secteur du business events doit se réinventer
Économie 4 min. 02.07.2020

Le secteur du business events doit se réinventer

Au Luxembourg, le secteur de l'événementiel et congrès représentait un chiffre d'affaires de 62 millions d'euros en 2019.

Le secteur du business events doit se réinventer

Au Luxembourg, le secteur de l'événementiel et congrès représentait un chiffre d'affaires de 62 millions d'euros en 2019.
Économie 4 min. 02.07.2020

Le secteur du business events doit se réinventer

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
A compter du 24 juillet, les événements professionnels (salons, congrès, team-building) seront à nouveau possibles. Pour que le Luxembourg retrouve son attractivité auprès de la clientèle, et que les professionnels reprennent leur activité, le ministère du Tourisme mobilise les différents partenaires.

Pas question de négliger l'événementiel, à l'heure de la sortie de crise. Et c'est Lex Delles (DP) qui se charge de réanimer le secteur mis au point mort par la crise covid-19. Banquets, mariages annulés, anniversaires d'entreprises, congrès ou rencontres professionnelles rayés du calendrier: brutalement, c'est un domaine économique représentant quelque 3.000 emplois directs qui a été contraint de stopper ses activités. Un secteur sur lequel le ministre du Tourisme Lex Delles (DP) compte pourtant bien s'appuyer pour faire redémarrer l'économie du pays.

Il faut dire que le secteur était en pleine croissance avant l'apparition du virus. Une bonne santé que le ministre a rappelée en chiffres, jeudi, à l'occasion d'un webinar organisé avec les principaux acteurs du créneau: «48 millions de chiffre d'affaires en 2015, 62 millions en 2019». Il serait dommage que cette tendance ne perdure pas plus longtemps. Aussi, haut les cœurs, préparons la relance, souhaitait motiver un Lex Delles qui sait que si l'événementiel va mieux, il entraînera avec lui la restauration, l'hôtellerie, les loueurs de salles et de matériels sono-vidéo, le transport, etc.


L'événementiel pas vraiment à la fête
A l'arrêt depuis deux mois, et ne percevant pas de reprise avant de longs mois, le secteur de l'événementiel a décidé de se fédérer. LEA entend ainsi défendre les intérêts d'un secteur qui pèse près d'un demi-milliard d'euros dans l'économie luxembourgeoise.

Première nouvelle : le secteur va se doter lui aussi d'un label, "Safe to meet". «Un guide des bonnes pratiques sortira mi-juillet», assure ainsi Charles Schroeder, président de la toute nouvelle association LEA (Luxembourg Event association) née en mai dernier. De quoi, par exemple, proposer aux organisateurs et partenaires d'événements un protocole à respecter pour la bonne tenue de leurs projets. 

Analyse des risques, organisation des espaces en fonction des règles sanitaires en vigueur, gestion de la fréquentation, traçabilité des participants, formation des salariés font partie des recommandations listées par ce guide-label. Car le défi est bien de retrouver la confiance des organisateurs de salons, cocktails clients, présentations grand public, rencontres scientifiques et autres meetings internationaux. Pour cela, Patrick Hoffnung est formel : «Il y a nécessité à se réinventer». Et le directeur général du Luxembourg congrès ne parle pas seulement de mettre en place un traçage au sol ou du gel à disposition des hôtes. La crise a ainsi mis au jour de nouvelles attentes, comme la digitalisation.

Auprès de la planète "MICE"

Demain, organiser un salon consistera à mettre bien plus d'outils digitaux à disposition, à favoriser les échanges par visioconférences, à jongler entre accueil en présentiel et en virtuel. Les acteurs luxembourgeois doivent donc pouvoir disposer de pareils outils, et plus encore en assurer la promotion auprès du marché.

Si le ministère du Tourisme (d'affaires) aura bien entendu un rôle à jouer dans cette communication sur l'offre, le secteur peut aussi compter sur le Luxembourg convention bureau. La structure, créée voilà tout juste 18 mois, a justement comme mission de vanter la destination Grand-Duché auprès de la planète "Mice" (séminaire, meeting, convention, conférence, ou encore team building, etc). Et François Lafont, à la tête du LCB a déjà réfléchi à la question. Il propose même d'ores et déjà la tenue de trois actions ciblées.

La première initiative du Luxembourg convention bureau pourrait prendre la forme d'un événement permettant aux acteurs nationaux de l'événementiel de mettre en avant leurs capacités et leur savoir-faire. La seconde viserait plus spécifiquement les associations internationales qui ont leur siège au Luxembourg. «J'en ai compté 39 et l'on sait qu'elles tirent près de 70% de leurs revenus en organisant de grands congrès». Alors autant leur rappeler que sur place, elles trouveront les lieux et les compétences pour bien les servir.

Enfin, la troisième action serait plutôt axée "corporate", histoire de rappeler aux responsables RH qu'ils peuvent avoir toute confiance dans les professionnels de l'event luxembourgeois pour leur table ronde, assemblée générale et autres regroupements pour des formations, notamment.


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