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Le secteur automobile dénonce une injustice
Économie 18.12.2019

Le secteur automobile dénonce une injustice

L'instauration des nouvelles normes en termes de pollution automobile sera effective au 1er mars 2020.

Le secteur automobile dénonce une injustice

L'instauration des nouvelles normes en termes de pollution automobile sera effective au 1er mars 2020.
Photo: Shutterstock
Économie 18.12.2019

Le secteur automobile dénonce une injustice

A moins de six semaines de l’Autofestival, la mise en œuvre par le gouvernement des nouvelles normes de pollution préoccupe fortement la House of Automobile. Selon elle, un même véhicule subira un traitement fiscal différent en fonction de sa date d’immatriculation.

(DH avec Jacques Ganser) - En fixant au 1er mars 2020 la date de l'instauration des nouvelles normes en termes de pollution automobile (WLTP), le gouvernement s'est attiré les critiques de la House of Automobile.

Si la mise en application de cette directive européenne a été repoussée «pour laisser la possibilité aux concessionnaires d'écouler leurs voitures en stock lors de l'Autofestival», selon François Bausch (Déi Gréng), ministre de la Mobilité, elle devrait aboutir à un système à deux vitesses dénoncent les professionnels du secteur.

L'avancée de cette mesure, prévue initialement en 2021, aura pour conséquence «qu'un même véhicule subira un traitement fiscal différent en fonction de sa date d'immatriculation», estime Ernest Pirsch, le président de la House of Automobile.

«Une source d'insécurité budgétaire»   

Concrètement, un même véhicule diesel émettant 120g CO2/km selon les normes actuelles passera à 154g CO2/km, dans les nouvelles normes, en fonction de la date d'immatriculation avant ou après le 1er mars 2020, «faisant passer la taxe de circulation de 86 à 166 euros», soit une hausse de 93% selon les calculs effectués par les professionnels automobiles. Une mesure qui s'ajoute à la hausse annoncée des accises sur les carburants qui entrera en vigueur officiellement entre février et avril prochain. Soit quelques semaines après la prochaine grand-messe des automobilistes au cours de laquelle 30% des ventes annuelles sont réalisées.

Ces mesures ne devraient pas seulement avoir un impact sur les particuliers, elles pourraient aussi être «une source d'insécurité budgétaire pour les sociétés qui gèrent une flotte de véhicules», selon la House of Automobile. Pour mémoire, les véhicules de société représentent 23% des 415.002 véhicules (voitures particulières et à usage mixte) recensés en 2019 par le Statec.

 


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