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Le prêt de main-d'œuvre devient réalité
Économie 2 min. 31.03.2020 Cet article est archivé

Le prêt de main-d'œuvre devient réalité

Si prêt d'employé il y a, il faudra obligatoirement l'accord du salarié échangé.

Le prêt de main-d'œuvre devient réalité

Si prêt d'employé il y a, il faudra obligatoirement l'accord du salarié échangé.
Photo : Lex Kleren
Économie 2 min. 31.03.2020 Cet article est archivé

Le prêt de main-d'œuvre devient réalité

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Et si un salarié devant subir une mesure de chômage partiel retrouvait (temporairement) une activité dans une société en manque de bras. C'est une des possibilités offertes par la toute nouvelle plateforme JobSwitch.lu .

Discrètement, le site JobSwitch.lu a pris place sur le net en milieu de semaine dernière. A l'heure où les différents ministères déclinaient leurs propositions pour soutenir l'économie luxembourgeoise, le ministère du Travail validait la proposition de la Chambre de commerce de lancer cette plate-forme destinée, dans l'idée première, à une double préoccupation : offrir à des entreprises réclamant du personnel les personnes nécessaires à leur activité, et réduire le boom attendu du chômage partiel sur le pays. Et ce «comportement solidaire » semble prendre.

Le site n'avait pas trois jours de son fonctionnement à son actif que déjà 560 propositions de postes s'y trouvaient référencées. Mieux encore: «ça matchait dans 130 cas», se satisfait Laurent Lucius, coordinateur de projets à la House of entrepreneurship dédié à cette initiative. Autrement dit, derrière l'écran, les conseillers spécialistes de l'emploi ont analysé les CV proposés et transféré 130 profils à des employeurs potentiels. Et désormais des contrats sont signés.

«Pour le moment, trois secteurs d'activité nous signalent des besoins de main-d'œuvre importants, poursuit Laurent Lucius. Il s'agit de la grande distribution (logistique), des traiteurs (préparation de plats) et la Chambre agricole (horticulture).» Mais à chaque jour qui passe viennent s'ajouter de nouvelles sociétés impatientes de recruter des bras pour remplacer leurs salariés absents. D'autant que pour l'heure, la promotion du site luxembourgeois a été discrète. A charge pour chambres et fédérations professionnelles de signaler son existence à leurs membres.

A la base, JobSwitch.lu devait faciliter l'échange d'employés interentreprises. Un moyen pour l'Etat d'alléger la charge financière liée au paiement du chômage partiel. Car même si le pays envisage une enveloppe de 500 millions d'euros pour régler cette allocation, mieux vaut canaliser la dépense dès le départ. Mais il a logiquement été décidé d'ouvrir largement la plateforme à plus de monde encore. «Aujourd'hui, indépendants en difficulté, personnes déjà inscrites à l'ADEM ou demandeurs d'emploi frontaliers peuvent aussi répondre aux offres.» L'idée étant qu'un maximum de besoins soient satisfaits, côté patronal ou salarial. 

  • Afin de répondre à toutes les interrogations, une hotline a été mise en place: (+352) 42 39 39 720. 

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