Changer d'édition

Le Luxembourg rate le coche en matière de cybersécurité
Économie 2 min. 11.12.2020

Le Luxembourg rate le coche en matière de cybersécurité

Le Luxembourg rate le coche en matière de cybersécurité

Photo: AFP
Économie 2 min. 11.12.2020

Le Luxembourg rate le coche en matière de cybersécurité

Bucarest a été préféré à la capitale du Grand-Duché pour accueillir le nouveau centre de compétences dédié à la protection du cyberespace lancé par l'Union européenne.

Elles étaient sept sur la ligne de départ, et au final c'est la capitale roumaine qui a été retenue pour héberger le futur centre européen de compétences en matière de cybersécurité. Luxembourg (au même titre que cinq autres villes européennes telles que Bruxelles, Munich ou Varsovie) peut sécher ses larmes après ce revers, le choix ayant été fait par les représentants des 27 Etats membres de l'Union européenne qui financera ce dispositif.

Ce European Cybersecurity Competence Centre sera «le principal instrument de l'UE pour la mise en commun des investissements dans la recherche, la technologie et le développement industriel en matière de cybersécurité», selon une déclaration du Conseil européen publiée jeudi. Dans un premier temps, l'entité ne devrait pas compter plus qu'une douzaine de collaborateurs, mais le site devrait monter en puissance et héberger à terme 80 spécialistes avec un budget annuel de deux milliards d'euros.


WIrtschaft, Luxinnovation, Sasha Baille, Foto: Guy Wolff/Luxemburger Wort
«Le traitement des données constitue un enjeu important»
Soutien aux jeunes entreprises, aux secteurs économiques porteurs ou encore aux nouvelles technologies, Luxinnovation fête ce jeudi son 35e anniversaire. Échanges avec Sasha Baillie, son CEO, pour évoquer le présent mais aussi le futur de l'agence nationale de promotion économique.

Si la Roumanie n'abritait jusqu'alors aucune agence de l'UE, contrairement au Luxembourg (Cour de justice, la Banque d'investissement, Cour des comptes européenne, etc), voilà le vide comblé. Ainsi, le choix du lieu d'implantation du centre de cybersécurité est probablement «davantage lié à des considérations politiques qu'à l'aptitude du Luxembourg,» estime d'ailleurs Koen Maris, responsable de la cybersécurité au sein de la société de conseil PwC Luxembourg, cité par nos confrères de LuxTimes


Un outil pour évaluer la sécurité des données
La FEDIL vient de mettre en ligne son «Cybersecurity Assessment Online Tool». Il s'agit d'un programme entièrement gratuit offrant aux entreprises des informations sur le niveau de vulnérabilité face aux attaques venues du web.

Ainsi, au Grand-Duché, environ 300 entreprises, dont 75 start-up, fournissent des services et des produits de cybersécurité, et les spécialistes des TIC représentent plus de 5% de l'emploi total du pays. La décision de l'UE constitue également un constat selon lequel les anciens pays communistes d'Europe de l'Est, comme l'Estonie ou la Roumanie, ont passé des décennies à investir dans les infrastructures technologiques les plus récentes. Et commencent à rivaliser avec la partie occidentale, plus riche, de l'Europe, analyse Koen Maris. 


Cybersecurity Competence Center (C3) 16, boulevard d’Avranches  Conf. de presse: Présentation de l’écosystème de la cybersécurité au Luxembourg
La cybersécurité surfe sur la vague
Plus de 300 sociétés évoluent dans le domaine de la cybersécurité. Un secteur qui devrait continuer à croître au cours des prochaines années.

«Nous avons peut-être manqué notre coup cette fois-ci, mais nous continuerons à nous appuyer sur les excellentes fondations que nous avons créées et à offrir notre soutien total à tous les efforts en cours dans le domaine du cybernétique», assure de son côté David Foy, qui dirige le développement international des affaires pour l'économie numérique à l'agence Luxinnovation. «La Roumanie est également un excellent choix en raison de son important réservoir de ressources qualifiées et du paysage émergent des start-up qui pourrait offrir des possibilités de collaboration», indique le membre de Luxinnovation.


Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.