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Le LCGB très inquiet après la vente d'ArcelorMittal Dudelange à Liberty
Économie 2 min. 02.11.2018 Cet article est archivé

Le LCGB très inquiet après la vente d'ArcelorMittal Dudelange à Liberty

Le LCGB très inquiet après la vente d'ArcelorMittal Dudelange à Liberty

illustration / Anouk Antony
Économie 2 min. 02.11.2018 Cet article est archivé

Le LCGB très inquiet après la vente d'ArcelorMittal Dudelange à Liberty

Le syndicat a immédiatement réagi, après l'annonce officielle de la vente du site luxembourgeois au géant Liberty House. Le LCGB "déplore que le choix se soit porté sur un acteur financier."

Le LCGB a réagi ce vendredi à l'annonce de la vente du site ArcelorMittal Dudelange au groupe Liberty House. 

Dans un communiqué, le syndicat "déplore fortement que la famille Mittal reste fidèle à elle-même: le géant de la finance industrielle privilégie un acteur financier au détriment d’un acteur industriel" et dit "s’interroger quant à la stratégie se cachant derrière cette manœuvre." 


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ArcelorMittal Dudelange sera vendu à Liberty House
ArcelorMittal a conclu un accord avec Liberty House pour la vente du site de Dudelange et de certaines de ses lignes à Liège.

"En juillet, Salzgitter avait remis une offre pour l’acquisition du site de Dudelange dans le cadre de la cession exigée par la Commission européenne afin de respecter les règles de concurrences européennes."

"Jusqu’au 12 octobre, Salzgitter était le repreneur le plus pondérant quant à une reprise éventuelle, date à laquelle ArcelorMittal a annoncé la reprise des sites d’Ostrava, de Piombino, de Galati et de Skopje par le fonds financier Liberty House et date à laquelle ArcelorMittal a demandé un report d’annonce de 3 semaines pour les sites de Dudelange et de Liège."

Le syndicat remet en question les données chiffrées transmises à Salzgitter "qui ont certainement provoqué une analyse plus approfondie de l’industriel allemand. De plus, ce report a permis à Liberty House de pouvoir entrer dans les tractations."

"Un pied de nez à la Commission européenne"

Le LCGB dénonce cette manière d’agir et constate "un arrangement entre partenaires pour partager le marché sans pourtant se faire de l’ombre l’un à l’autre, tout en faisant un pied de nez à la Commission européenne".

Depuis 2015, Liberty House se développe à une vitesse vertigineuse et "inexplicable" selon le LCGB. "En 4 ans, le groupe passe de 1.500 salariés à environ 26.000 salariés. Un développement, qui suscite l’inquiétude au vu de la nappe épaisse de brouillard présente sur l’origine des fonds financiers permettant cette ascension fulgurante."

Une réunion tripartite sidérurgie d'urgence 

Le LCGB rencontrera la direction d’ArcelorMittal ce vendredi afin de se prononcer sur cette vente et de clarifier la suite de la procédure. Le syndicat rencontrera aussi ses collègues belges de la CSC afin de poursuivre l’union dans ce dossier aux intérêts communs et enverra un courrier dénonçant cette situation à la Commission européenne. 

Le syndicat lance un appel à la nouvelle coalition gouvernementale afin qu’elle respecte fidèlement les prises de position faites lors de l’annonce de la cession du site de Dudelange pour protéger ainsi l’avenir des emplois des 300 salariés.

En conséquence, "le LCGB demande de toute urgence la tenue d’une réunion tripartite sidérurgie par le biais de son comité de suivi."


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