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Le grand nettoyage de l'espace débutera en 2025
Économie 1 2 min. 10.12.2019 Cet article est archivé

Le grand nettoyage de l'espace débutera en 2025

La sécurité dans l'espace passe par la gestion des déchets en orbite.

Le grand nettoyage de l'espace débutera en 2025

La sécurité dans l'espace passe par la gestion des déchets en orbite.
Photo: ESA/dpa
Économie 1 2 min. 10.12.2019 Cet article est archivé

Le grand nettoyage de l'espace débutera en 2025

Les débris hérités d'anciennes missions spatiales se comptent par milliers autour de la Terre. Pour lutter contre ce fléau, l'Agence spatiale européenne s'apprête à lancer ClearSpace-1.

(ER/dpa) - Actuellement près de 4.500 satellites tournent en orbite au-dessus de nos têtes. C'est aussi le cas de milliers de déchets. Pour l'ESA, il est plus que temps de faire un peu le ménage en apesanteur car le phénomène des pièces volantes et autres satellites en fin de vie devrait s'amplifier au cours des prochaines années.

Aussi pour améliorer l'efficacité de la gestion des déchets dans l'espace, l'ESA s'associe à la start-up ClearSpace, dans le cadre de la mission Adrios. Cette société suisse ambitionne de concevoir des satellites assez agiles pour capturer et désorbiter les débris flottants. 


Un centre de recherches spatiales européen au Luxembourg
C'est un signe fort envoyé à l'industrie spatiale européenne. L'accord signé mercredi entre l'Agence spatiale européenne et le Grand-Duché donne naissance au «Centre européen d'innovation pour les ressources spatiales» qui s'implantera au Luxembourg.

Si ClearSpace-1 devrait effectuer sa première mission en 2025, une première ébauche du «nettoyeur spatial» devrait être présentée en mars prochain. Doté d'un bras robotique dépliable, l'engin devra attraper des pièces, les rassembler avant de les pousser afin qu'elles retombent et se désintègrent lors de leur entrée dans l'atmosphère terrestre.   

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ClearSpace-1 aura pour premier objectif d'aller rechercher un lanceur Vespa laissé en orbite en 2013. Pesant près de 100 kg, le Vespa a approximativement la taille d'un petit satellite. Sa forme relativement simple et sa construction robuste en font un premier déchet adapté avant de s'attaquer à la traque d'objets plus spécifiques. 

«Aujourd'hui, nous avons environ 2.000 satellites actifs en orbite et plus de 3.000 en panne», explique Luc Piguet, fondateur de ClearSpace. A plus long terme, l'idée est de mettre sur pied une «dépanneuse spatiale». 


L'espace est la nouvelle frontière que s'est fixée le Grand-Duché, espérant jouer un rôle central dans le futur «space mining».
Le Luxembourg booste son engagement spatial
129 millions d'euros d'argent public seront versés au nouveau budget record de l'Agence spatiale européenne ESA, a annoncé l'institution il y a tout juste une semaine. Le signe d'un activisme tous azimuts en la matière, qui pourrait bien faire avancer la protection du climat.

Les Etats membres de l'ESA ont accordé leur soutien à cette mission inédite, qui ouvre également la voie à de nouveaux services commerciaux essentiels à l'avenir. Mais aucune information ne filtre sur le budget de ce projet.

Pour rappel, le Luxembourg a augmenté dernièrement de 20% sa contribution annuelle à l'ESA, soit 129 millions d'euros. Une décision qui a été prise à la fin du mois de novembre par les 22 pays membres réunis à Séville. A cette occasion, le budget de l'ESA a été porté à plus de 14 milliards d'euros pour les trois à cinq années à venir.