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Lancement de GovSat 1: Un report jugé préférable
Économie 2 min. 30.01.2018 Cet article est archivé

Lancement de GovSat 1: Un report jugé préférable

(de g. à dr.) Karim Michel Sabbagh, président et CEO de SES, Xavier Bettel, Premier ministre, S.A.R. la Grande-Duchesse héritière, S.A.R. le Grand-Duc héritier, Étienne Schneider, Vice-Premier ministre, Patrick Biewer, président-directeur général de GovSat

Lancement de GovSat 1: Un report jugé préférable

(de g. à dr.) Karim Michel Sabbagh, président et CEO de SES, Xavier Bettel, Premier ministre, S.A.R. la Grande-Duchesse héritière, S.A.R. le Grand-Duc héritier, Étienne Schneider, Vice-Premier ministre, Patrick Biewer, président-directeur général de GovSat
SIP
Économie 2 min. 30.01.2018 Cet article est archivé

Lancement de GovSat 1: Un report jugé préférable

Pierre SORLUT
Pierre SORLUT
Le tir du satellite gouvernemental a été repoussé de 24 heures à cause d'un capteur défectueux. Explications.

À Cap Canaveral, Thierry Labro

Le vent qui ne laissait que 40% de chance au lancement d’avoir lieu était encore plus fort, mardi après-midi. Le report du lancement est pourtant venu d’ailleurs: un capteur défectueux sur le deuxième étage de cette fusée recyclée.

Au fur et à mesure que l’on se rapproche du lancement, Space X, comme les autres lanceurs, procède à une check-list sur quelques milliers de pièces et de processus. À chaque fois qu’une étape est validée, le contrôle passe à la suivante. Le processus est à la fois informatique et humain. Plus on se rapproche de la date, plus c’est aux ingénieurs devant leurs écrans de contrôle de pousser sur le bouton rouge. C’est ce qu’il s’est passé mardi vers 15h35. 

Space X a directement annoncé qu’il saisirait la prochaine fenêtre de tir, mercredi aux mêmes horaires (de 16h25 à 18h25). Les équipes de Musk ont toute la nuit pour changer la pièce, et relancer le logiciel de contrôle. Il est aussi possible que dans la poursuite de la vérification, une autre pièce pose problème. Là encore, il faut identifier son origine et décider du temps pour y remédier. 

Une chose est sûre alors: non seulement plus rien ne garantit une troisième fenêtre de tir mais il est plus prudent de ne pas laisser le carburant dans les réservoirs de la fusée. C’est trop dangereux.

Du côté de la SES, on relativise: «Ce n’est pas la première fois que cela nous arrive! Avec Arianespace, nous avons par exemple vu un lancement arrêté une seconde avant!», expliquait calmement le directeur de la communication, Markus Payer. 

Au regard du coût de l’assurance (en général 10%) du prix de l’opération et de la durée de vie et du retour espéré sur investissement, les lanceurs préfèrent repousser la date que de prendre des risques.

Le Premier ministre, Xavier Bettel, sur place, préfère jouer la prudence: «Mieux vaut patienter plutôt que de prendre des risques», a-t-il  twitté, mardi .

La SES se félicitait aussi de voir la responsabilité de l’anomalie lors du lancement du SES14 revenir sur Arianespace: le logiciel de mise sur orbite aurait été programmé avec une erreur de 20 degrés. Le conditionnel s’impose, une enquête est en cours. La SES est parvenue à reprendre très vite le contrôle de la trajectoire de son satellite, ce qui a limité la casse à environ quatre semaines de retard sur le plan original.  


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