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La taxation des multinationales «va dans le bon sens»
Économie 08.04.2021

La taxation des multinationales «va dans le bon sens»

Pour Pierre Gramegna, la mise en place d'un «nouveau paysage fiscal international» doit se faire en prenant en compte les besoins «des petites économies ouvertes».

La taxation des multinationales «va dans le bon sens»

Pour Pierre Gramegna, la mise en place d'un «nouveau paysage fiscal international» doit se faire en prenant en compte les besoins «des petites économies ouvertes».
Photo: Chris Karaba
Économie 08.04.2021

La taxation des multinationales «va dans le bon sens»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Le soutien de l'administration Biden au projet de création d'un seuil minimal d'imposition des sociétés internationales apparaît comme le retour des Etats-Unis dans la voie du multilatéralisme, indique jeudi Pierre Gramegna qui dit vouloir mettre fin à «la course vers le bas» en matière de taxation.

Au lendemain de l'annonce officielle du soutien des Etats-Unis au projet de mise en oeuvre d'un taux minimal mondial d'imposition pour les plus grandes multinationales, le Luxembourg souhaite se montrer bon joueur. Dans une interview accordée jeudi à Bloomberg, Pierre Gramegna (DP) salue une mesure qui «va dans la bonne direction», puisque «dans l'intérêt de l'Europe et des Etats-Unis».

Pour le ministre des Finances, l'idée en discussion depuis quatre ans au sein de l'OCDE répond «à un besoin de plus de solidarité» et apporte une réponse «à la course vers le bas» mise en oeuvre par «de nombreuses multinationales qui tentent de réduire leur imposition à un niveau proche de zéro». Mais si Pierre Gramegna salue une idée qui devrait mettre en place «un nouveau paysage fiscal international», il ne cache pas certaines réserves.

«Il est clair que certains pays européens, par exemple les petites économies ouvertes comme les pays du Benelux, les pays scandinaves ou l'Irlande, ont des considérations spécifiques à valoriser et à mettre en avant», assure le ministre des Finances qui estime que ces revendications «doivent être prises en compte». Dans une interview accordée jeudi à nos confrères de RTL, le locataire de la rue de la Congrégation assure d'ailleurs que la mesure ne doit «pas avoir d'impact sur l'attractivité du pays», les investisseurs étant perçus comme plus sensibles «au triple A, à la prévisibilité et à la croissance économique».

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