Changer d'édition

La SES limite la casse et taille dans le dividende
Économie 3 min. 23.02.2018 Cet article est archivé

La SES limite la casse et taille dans le dividende

Le 53e satellite que mettra sur orbite le lanceur français est le premier satellite hybride (à orbite GEO et MEO), à la fois utile pour l'Amérique latine et l'Amérique du Nord, pour les avions et les bateaux de cette zone et pour la NASA.

La SES limite la casse et taille dans le dividende

Le 53e satellite que mettra sur orbite le lanceur français est le premier satellite hybride (à orbite GEO et MEO), à la fois utile pour l'Amérique latine et l'Amérique du Nord, pour les avions et les bateaux de cette zone et pour la NASA.
AFP
Économie 3 min. 23.02.2018 Cet article est archivé

La SES limite la casse et taille dans le dividende

Thierry LABRO
Thierry LABRO
La Société européenne des satellites a publié des chiffres en repli pour 2017. Comme elle l'avait annoncé en octobre. Le dividende chute de 1,34 à 0,80 euro.

Les résultats ne sont pas bons. Pas aussi bons qu'espérés il y a un an. Le secret de polichinelle est devenu une réalité, vendredi matin, à l'occasion de la publication des résultats de 2017.   

«2017 a été une année de transformation cruciale pour SES. Nous avons créé deux nouveaux pôles d’activité centrés sur le marché : SES Vidéo et SES Networks et nous sommes désormais bien positionnés pour générer de la croissance à l’avenir. Les performances opérationnelles ont été inférieures aux prévisions en raison de difficultés persistantes sur le marché tout au long de 2017, auxquelles sont venus s’ajouter certains problèmes liés à l’état de santé de la flotte.", a commenté le p.-d.g., Karim Michel Sabbagh, qui a confirmé son départ après l'assemblée générale du 5 avril comme celui de son directeur financier,  Padraig McCarthy. Ils seront remplacés par Steve Collar et Andrew Browne.

A périmètre comparable, le chiffre d’affaires est en repli de 5,2% à 2.035,0 millions d’euros (-1,6 %).

Le chiffre d’affaires de SES Vidéo, principale source de revenus du groupe, ressort à 1.383,0 millions d’euros en 2017, en baisse de 3,6 % (à périmètre comparable), dont 351,5 millions d’euros (-3,0 % à périmètre comparable) au titre de quatrième trimestre. "Outre le fait que ce marché reste concurrentiel, les services vidéo ont pâti de l’impact inhabituellement élevé de l’état de santé des satellites et des reports de lancement, ainsi que de facteurs à court terme propres à MX1 et liés au non-renouvellement de certains (legacy) contrats. En 2018, l’introduction de la norme IFRS 15 devrait se traduire par une diminution du chiffre d’affaires d’environ 15 à 20 millions d’euros, liée à la plate-forme HD+, sans impact sur la trésorerie", explique le groupe dans son communiqué.

Le chiffre d’affaires de SES Networks s’inscrit en repli de 1,9 % (à périmètre comparable) à 646,1 millions d’euros, dont 156,1 millions d’euros de chiffre d’affaires au T4 2017 (-12,9 % à périmètre comparable). La baisse en glissement annuel au T4 2017 est essentiellement liée à la vente significative de répéteurs au T4 2016 dans les services de mobilité. En excluant cette transaction, le chiffre d’affaires des services de mobilité est resté inchangé en glissement annuel, tandis que le chiffre d’affaires des services de données fixes était en repli de 8,4 % et celui des services aux administrations publiques, en hausse de 5,5 %. A taux de change constants, la croissance de SES Networks s’élève à 7.4 % entre le troisième et le quatrième trimestre 2017.

Le carnet de commandes de SES s’établit à 7,5 milliards d’euros (2016 : 8,1 milliards d’euros en publié et 7,6 milliards d’euros à taux de change constants), un niveau inchangé en glissement annuel, les prises de commandes de l’année venant remplacer les revenus réalisés au cours de l’année. Plus de 80 % du chiffre d’affaires attendu pour 2018 est déjà sécurisé.

Un ratio plus élevé de conversion de la trésorerie de 94,5 % et une réduction de 129,1 millions d’euros des investissements (490,4 millions d’euros) ont généré un cash-flow disponible avant activités de financement et acquisitions en hausse de 16,2 % (en glissement annuel) à 760,8 millions d’euros. 

Le ratio d’endettement net sur EBITDA à la clôture de l’exercice 2017 s’établit à 3,27 fois, en incluant 50 % des obligations hybrides de SES, dans les limites du seuil de SES fixé à 3,3 fois.

Un dividende coupé de 40%

En conséquence, le Conseil d’administration a proposé de ramener le dividende à un niveau inférieur de 0,80 euro par action de catégorie A pour 2017, soit une réduction de 40 % par rapport à 2016. "Cette réduction du dividende à un niveau plus approprié permettra à SES de consolider le bilan tout en soutenant les opportunités de croissance et en offrant une progressivité du dividende à l’avenir", indique le groupe.

  


Sur le même sujet

L'opérateur de satellites SES indique connaître une phase de croissance due à ses investissements de ces dernières années. L'entreprise poursuit sa transition, qui à terme pourrait favoriser les services de données au détriment de la vidéo.
Depuis
Premier à réagir, le grand-duc héritier Guillaume a évoqué la "pérennité" de la capacité du Luxembourg à se réinventer selon deux axes: l'innovation et le dynamisme. Trente ans après le lancement, en présence de son père le grand-duc Henri, du premier satellite luxembourgeois, l'image a du sens.
Fonds de pension et business
Une société peut être exclue du fonds de pension luxembourgeois pour des raisons d'éthique et choisie pour un gros projet du gouvernement. C'est le cas d'Orbital ATK, qui fabrique le satellite gouvernemental GovSat.
Le cours de bourse très bas
Il y a 10 ans que le cours de l'action de la Société européenne des satellites (SES) n'avait pas été aussi bas. Les analystes, très sceptiques, soulignent des résultats en dessous des attentes et des risques élevés pour la société et pour le secteur. La SES, elle, engrange les contrats.
Lancement avec SpaceX
Le Luxembourg n'aura jamais sa "NASA", du nom de l'agence spatiale américaine. Cette agence dont parle le ministre de l'Economie sera la réunion d'investisseurs qui permettront de multiplier la puissance financière du projet luxembourgeois.
New Space Conference, Luxembourg, le 16 Novembre 2017. Photo: Chris Karaba