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La Place, ce véritable refuge face au Brexit
Économie 2 min. 08.11.2019

La Place, ce véritable refuge face au Brexit

Pour Claude Marx, directeur général de la CSSF, «de grands acteurs» de l'industrie financière ont demandé une prolongation de 12 mois de leurs activités sur la Place.

La Place, ce véritable refuge face au Brexit

Pour Claude Marx, directeur général de la CSSF, «de grands acteurs» de l'industrie financière ont demandé une prolongation de 12 mois de leurs activités sur la Place.
Photo: Anouk Antony
Économie 2 min. 08.11.2019

La Place, ce véritable refuge face au Brexit

Des centaines de sociétés de financement britanniques ont introduit des demandes de dérogations pour pouvoir poursuivre leurs opérations depuis le Grand-Duché après le départ du Royaume-Uni de l'UE, a indiqué jeudi soir Claude Marx, directeur général de la CSSF.

(Jmh) - Si les tergiversations politiques à Londres autour de la date du Brexit n'en finissent plus, le monde économique affiche son pragmatisme et choisit de renforcer ses liens avec le Vieux continent. C'est notamment le cas des acteurs du secteur financier qui se tournent de plus en plus vers la Place.

Selon Claude Marx, directeur général de la CSSF, «des centaines de sociétés financières britanniques» ont d'ores et déjà demandé un délai de 12 mois leur permettant de poursuivre leurs activités au Grand-Duché dans l'optique d'un départ sans accord du Royaume-Uni de l'UE.


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Cité par nos confrères de LuxTimes, le directeur général de l'entité de surveillance du secteur financier avance le chiffre de 600 entités, dont «quelques grands noms de l'industrie» qui pourraient, à terme, faire le choix de s'implanter définitivement au Grand-Duché. Ou à défaut dans un autre pays de l'UE.

«Ce nombre significatif donne une idée de l'ampleur de la coopération transfrontalière entre le Luxembourg et le Royaume-Uni», estime Claude Marx qui précise que la CSSF a déjà accordé une licence permanente à 39 sociétés de gestion et neuf entreprises d'investissements. Des chiffres qui devraient augmenter dans les semaines à venir, le gendarme de la Place ayant annoncé le report au 15 janvier 2020 pour les demandes de sursis. 


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«Il n'y a pas de chiffre précis car certaines notifications ont été faites par erreur, d'autres ont été retirées, d'autres étaient dans la mauvaise catégorie, d'autres encore ne correspondaient pas aux dossiers britanniques», note le directeur général. 

Pour mémoire, les autorisations accordées permettent aux entités sélectionnées de maintenir leurs services à leurs clients installés au Grand-Duché à compter de la date d'entrée effective du Brexit. A défaut d'autorisation émise par la CSSF, les acteurs financiers britanniques doivent avoir une autorisation d'un autre pays européen, sésame indispensable pour garantir l'accès au marché unique européen. 


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