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«La manipulation de l'index est inacceptable»
Économie 23.02.2021

«La manipulation de l'index est inacceptable»

Pour l'ULC, la nouvelle taxe sur le CO2, entrée en vigueur au 1er janvier, a abouti à une hausse de 11% du prix du diesel depuis le début de l'année.

«La manipulation de l'index est inacceptable»

Pour l'ULC, la nouvelle taxe sur le CO2, entrée en vigueur au 1er janvier, a abouti à une hausse de 11% du prix du diesel depuis le début de l'année.
Photo: Chris Karaba
Économie 23.02.2021

«La manipulation de l'index est inacceptable»

Inquiète des effets de la «spirale de l'inflation» en ce début d'année qui impacte «principalement les petits et moyens revenus et les retraités», l'Union des consommateurs (ULC) demande au gouvernement «des mesures concrètes pour préserver et renforcer le pouvoir d'achat».

(Jmh) - L'introduction, au 1er janvier, d'une nouvelle taxe CO2, conjuguée à la hausse des prix de certains produits alimentaires ou les services, ne laissent pas l'ULC indifférent. Dans un communiqué publié lundi, l'association de défense des consommateurs dénonce une «spirale de l'inflation» qui touche «principalement les petits et moyens revenus et les retraités». 


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Les prix à la pompe en seraient le meilleur exemple, puisque «le prix du diesel à lui seul a été augmenté neuf fois au cours des deux premiers mois de cette année», ce qui correspondrait à une hausse «de 11% au cours du dernier mois», selon les calculs de l'ULC. Une «possible tendance inflationniste» qui devrait être contrée via «l'ajustement des salaires, des traitements et des pensions, de quelque manière que ce soit». Comprenez le déclenchement de l'index. 

Car si le salaire minimum et les pensions ont bel et bien été revalorisés au 1er janvier, cette hausse aurait été «neutralisée» par l'évolution observée des prix. Ce qui pousse l'ULC à estimer que la taxe sur le CO2, pas prise en compte dans le calcul des ajustements, correspond à «une manipulation de l'index» jugée «inacceptable». Enfin, l'association déplore qu'en raison de la crise sanitaire «de nombreux travailleurs ont vu une partie non négligeable de leurs revenus s'éroder» et ont «subi une perte de pouvoir d'achat», raison pour laquelle elle met en garde l’exécutif. 


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«Les consommateurs ne peuvent pas être indéfiniment accablés par des dépenses plus élevées et des revenus moins élevés», assure l'ULC qui précise qu'«une telle politique conduirait inévitablement à une crise sociale». Et elle en appelle donc à «des mesures concrètes». Sans toutefois avancer de points spécifiques. 

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