Changer d'édition

La direction de la fondation Kräizbierg pointée du doigt
Économie 2 min. 08.10.2020

La direction de la fondation Kräizbierg pointée du doigt

Le syndicat a manifesté devant le bâtiment Kräizbierg le 14 septembre dernier.

La direction de la fondation Kräizbierg pointée du doigt

Le syndicat a manifesté devant le bâtiment Kräizbierg le 14 septembre dernier.
Photo: Lex Kleren
Économie 2 min. 08.10.2020

La direction de la fondation Kräizbierg pointée du doigt

Alors que les accusations de harcèlement s'enchaînent, l'OGBL a demandé, mercredi, la démission du directeur de la structure dédiée aux besoins des personnes atteintes d’un handicap physique.

(ASdN avec Nadia Di Pillo) - Entre la direction de la Fondation Kräizbierg et l'OGBL, le ton se durcit. Mercredi, le syndicat a exigé la démission de la direction, accusée de harcèlement. «Il faut clairement qu'il y ait un changement de personnel dans la direction», a affirmé Pitt Bach, secrétaire centrale responsable de la santé et des services sociaux à l'OGBL, soulignant la nécessité de traiter le problème «à la racine». 

Au cours des dernières semaines, l'OGBL a en effet attiré l'attention à plusieurs reprises sur des plaintes au sein de la Fondation. Des preuves d'intimidation, d'humiliation et de menaces directes ainsi que des avertissements explicites auraient été relevées. 


Politik, Pressekonferenz OGBL Nationalcomité, Nora Back, foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
La rentrée sociale donne la fièvre à l'OGBL
Le syndicat a formulé cinq axes d'actions pour le maintien des emplois, du pouvoir d'achat ou une réforme de la fiscalité notamment. Le comité national réclame une nouvelle réunion d'urgence des partenaires sociaux.

Les accusations portées contre l'administrateur délégué Jeannot Berg pèsent lourdement. «Cinq ou six femmes» affirment avoir ainsi été harcelées sexuellement à plusieurs reprises par celui-ci et «de plus en plus» se manifestent, souligne Pitt Bach. 

Jouer sur la peur

L'une d'elles a écrit une lettre au syndicat dans laquelle elle témoigne. « Je me suis progressivement sentie de plus en plus mal à l'aise. Un jour, sur le parking devant le bâtiment administratif, il a dit : 'Si nous voulons tous les deux bien nous entendre, nous devons aller au lit ensemble'». Si cette plainte fait référence à un incident des années 1990, elle ne serait pas une exception.

Le secrétaire du syndicat évoque en effet de nombreuses autres accusations qui s'accumulent depuis plusieurs semaines et jours. Ces derniers jours, plusieurs résidents se sont plaints du manque de nourriture dans une structure résidentielle de Frisingen. La pénurie de pain a duré plusieurs mois, précise le représentant du syndicat, accusant la direction de «jouer sur la peur des gens». Depuis plusieurs semaines, de nombreux employés ont démissionné, ne supportant plus la pression. Entraînant de fait une pénurie de personnel et de mauvais soins au sein de l'établissement. 

Présomption d'innocence

Après la manifestation devant le bâtiment Kräizbierg le 14 septembre dernier, le syndicat envisage maintenant d'autres actions. «Nous voulons demander à la ministre de la Famille Corinne Cahen et au ministre du Travail Dan Kersch de nous rencontrer», a déclaré Pitt Bach. 

Pour sa part, le conseil d'administration rappelle la présomption d'innocence de ses membres. Il se dit également surpris que les trois représentants syndicaux n'aient jamais mentionné les accusations portées contre l'administrateur délégué lors de leur réunion commune. En réponse aux plaintes qui ont été déposées, le conseil d'administration veut s'en tenir à l'examen prévu par un expert externe indépendant.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

L'aérien luxembourgeois se cherche un cap
Pour la troisième fois, ce 7 octobre, Etat, syndicats et patronat se retrouvent autour de la table pour évoquer le sort à réserver aux personnels Luxair, Cargolux et Luxairport. Quelque 4.800 emplois en plein brouillard sur leur avenir.
Wi , Konsequenzen Lux-Airport und Luxair nach Coronakrise , Flughafen Luxemburg , Sars-Cov-2 , Covid-19 , Foto:Guy Jallay/Luxemburger wort
Suite de la tripartite «sidérurgie» le 11 novembre
Gouvernement, représentants d'ArcelorMittal et syndicats se sont retrouvés à la table des négociations ce mardi avec pour enjeu le devenir des 570 salariés du géant de l'acier dont l'emploi est menacé. Cette deuxième rencontre aura une suite dans cinq semaines.
Blick in das Walzwerk von ArcelorMittal in Rodange.
La tension monte du côté d'Eurofoil
Des salariés de l'entreprise spécialisée dans la transformation de l'aluminium en emballages ont protesté, mardi, devant le siège de l'usine à Dudelange. En cause: des restrictions sociales imposées sans concertation.
piquet de protestation des salariés de l’entreprise Eurofoil  - Foto : Pierre Matgé/Luxemburger Wort
La rentrée sociale donne la fièvre à l'OGBL
Le syndicat a formulé cinq axes d'actions pour le maintien des emplois, du pouvoir d'achat ou une réforme de la fiscalité notamment. Le comité national réclame une nouvelle réunion d'urgence des partenaires sociaux.
Politik, Pressekonferenz OGBL Nationalcomité, Nora Back, foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort