Changer d'édition

L’industrie des fonds d’investissement repart de l’avant
Économie 18.09.2012

L’industrie des fonds d’investissement repart de l’avant

Marc Saluzzi a proposé trois grands vecteurs de développement.

L’industrie des fonds d’investissement repart de l’avant

Marc Saluzzi a proposé trois grands vecteurs de développement.
Photo: Gérard Karas
Économie 18.09.2012

L’industrie des fonds d’investissement repart de l’avant

Avec quelques 2300 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin juillet 2012, l’ALFI (Association Luxembourgeoise des fonds d’investissements) a atteint un nouveau record.

«Malgré l’absence de rebond depuis le débit de la crise financière en 2008, l’industrie des fonds d’investissement luxembourgeois a su, grâce à sa diversité, tant au niveau de la distribution que de l’investissement, atteindre et dépasser un niveau supérieur à celui de fin 2007», a expliqué Marc Saluzzi, président de l’ALFI, lors d’un déjeuner de presse.

«La crise économique, le déferlement réglementaire et la confiance des investisseurs sont au cœur de nos préoccupations», a-t-il indiqué.

Concernant l’avenir Marc Saluzzi a proposé trois grands vecteurs de développement à savoir l’UCITS (organisme de placement collectif en valeur mobilière) , les fonds alternatifs et les investissements socialement responsables, tels que la micro finance, l’empreinte carbone, les infrastructures vertes ou les fonds éthiques.

«A terme d’une dizaine d’années, nous souhaitons que les fonds UCITS représentent 70% des actifs sous gestion, 20% pour les fonds alternatifs et 10 % pour les fonds socialement responsables», estime Marc Saluzzi qui conclut en annonçant la mise en place d’une gamme de prestation de services dédiée aux professionnels internationaux.

Au niveau européen, le profil des investisseurs dans les fonds est représenté à 30% par les ménages et 70% par les institutionnels. «L’industrie des fonds d’investissements luxembourgeoise représente à ce jour plus de 13.300 emplois, soit environ 4% de l’emploi total du pays, et verse un impôt de 1 milliard d’euros, soit près de 10% des recettes de l’état», rappelle Camille Thommes, directeur général de l’ALFI.

Gérard Karas