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L'incubateur pour start-up de la santé ouvre à Belval
Économie 4 2 min. 21.01.2021 Cet article est archivé

L'incubateur pour start-up de la santé ouvre à Belval

Une extension de la House of Biohealth, à Esch, accueillera prochainement les start-up admises dans l'incubateur.

L'incubateur pour start-up de la santé ouvre à Belval

Une extension de la House of Biohealth, à Esch, accueillera prochainement les start-up admises dans l'incubateur.
Photo : Guy Jallay
Économie 4 2 min. 21.01.2021 Cet article est archivé

L'incubateur pour start-up de la santé ouvre à Belval

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Le secteur des technologies de la santé emploie déjà près de 1.600 salariés et compte 136 entreprises. Mais l'espoir est que ces activités prennent plus d'ampleur encore. D'où un investissement de 850.000 euros en guise de vitamines.

A Esch-Belval, la House of Biohealth est en pleine croissance. En témoigne cette aile en cours d'achèvement qui, d'ici peu, accueillera quelque 350 m2 d'espaces de laboratoires spécialement aménagés pour accueillir de jeunes entrepreneurs souhaitant percer dans le milieu des sciences de la santé. Ce «bioincubateur», Franz Fayot (LSAP) y croit dur comme fer. Le ministre de l'Economie y voit même «un atout en termes d’attractivité et de durabilité pour l’écosystème économique national».


«Les technologies médicales en phase d'accélération»
Jean-Philippe Arié, manager du Luxembourg BioHealth Cluster chez Luxinnovation, fait le point sur un secteur porteur et en plein développement.

Aussi, dès le printemps 2021, la structure pourrait accueillir entre 8 et 10 start-up souhaitant évoluer dans le secteur HealthTech. Un domaine en plein devenir. Pour leurs premières années, ces sociétés débutantes bénéficieraient non seulement de bureaux et d'équipements pour leurs recherches, mais aussi d'un accompagnement professionnel en matière de «business development». De quoi transformer leurs découvertes en or, en quelque sorte.

Pour ce faire, l'Etat aura déboursé 850.000 euros dans les installations. Mais Franz Fayot compte sur un retour sur investissement prometteur. Non seulement en termes de recherche biomédicale mais aussi économiquement. Car d'année en année, le secteur des sciences de la santé ne cesse de croître. Dispositifs médicaux, bio-pharma, outils de diagnostic : ces activités ont généré 180 millions d'euros de valeur ajoutée l'an passé.

Pour l'heure, ce domaine compte de l'ordre de 130 sociétés, occupant 1.600 employés. Mais il s'agit d'un secteur tout jeune, dont la plupart des enseignes comptent à peine une dizaine d'années de fonctionnement. Le potentiel est donc là, et cet incubateur veillera à sa croissance. 


Wi , Firma Fast Track Diagnostics , Siemens Healthineers Company , Esch , Op Sommet , Foto:Guy Jallay/Luxemburger Wort
Ils développent le bon test covid, au bon moment
Fast Track Diagnostics a multiplié son activité par 20 depuis six mois. Il est vrai que la start-up produit des agents de diagnostic y compris pour le covid-19. La voilà qui se retrouve à l'étroit sur son site d'Esch-sur-Alzette.

Et s'il en fallait une preuve, on la trouverait avec Fast Track Diagnostics. La société luxembourgeoise, désormais filiale de Siemens Healthineers, a développé des kits de diagnostic moléculaire (PCR) particulièrement efficaces dans le cadre du dépistage covid

Résultat, la firme aux 127 employés a vu ses produits s'arracher. Elle a même reçu une aide du ministère de l'Economie pour l'aider dans ses recherches pour affiner ses kits. Une success story inspirante pour les futurs occupants du bioincubateur. 


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