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L'horizon économique s'annonce plutôt terne
Économie 2 min. 12.03.2020

L'horizon économique s'annonce plutôt terne

Si le Luxembourg devrait connaître un taux de croissance de 2,8% jusqu'en 2022, un ralentissement économique s'annonce avec une croissance attendue de 2% en 2024.

L'horizon économique s'annonce plutôt terne

Si le Luxembourg devrait connaître un taux de croissance de 2,8% jusqu'en 2022, un ralentissement économique s'annonce avec une croissance attendue de 2% en 2024.
Photo: Guy Jallay
Économie 2 min. 12.03.2020

L'horizon économique s'annonce plutôt terne

Moins d'un mois après la publication de prévisions pour 2020 qui indiquaient que le Luxembourg n'échappera pas au ralentissement de l'économie, le Statec publie ce jeudi de nouvelles projections pour la période 2020-2024. Et ces dernières tablent sur un ralentissement global de la croissance.

(Jmh) - Les premiers signes d'un ralentissement économique observés au Luxembourg ne devraient pas n'être qu'un feu de paille. Dans ses projections pour la période 2020-2024, publiées ce jeudi, le Statec estime que si l'économie nationale a «connu un pic d'activité en 2015/2016», elle doit «continuer à ralentir au cours des prochaines années». 

Une tendance qui doit se traduire par un taux de croissance «stabilisé à légèrement moins de 3% jusqu'en 2021 avant de freiner davantage, vers environ 2% en fin de période», selon l'analyse de l'institut statistique luxembourgeois. 

Conséquences directes, le volume global de création d'emplois devrait également se réduire et le chômage augmenter. Les nouvelles prévisions tablent sur un taux de chômage au-delà des 6% de la population active d'ici 2024, alors même que le Statec estimait, en 2019, que le chômage devait continuer à baisser «jusqu'en 2022». Pour mémoire, les derniers chiffres de l'Adem recensaient officiellement 16.476 demandeurs d'emplois, soit 5,5% de la population active.

Ce ralentissement général de l'économie ne sera pas non plus sans conséquence sur les finances publiques. Si les analystes du Statec s'attendent à ce que l'État dispose «d'un excédent moins confortable» en lien direct avec une baisse des recettes, ils indiquent que ces dernières seront «largement portées par la forte dynamique des impôts sur le revenu des ménages». Un constat qui risque de relancer le débat entre partenaires sociaux quant au niveau de taxation du travail par rapport au capital.

À noter enfin que le Statec présente ce scénario à moyen terme comme étant un scénario moyen, dont la fourchette la plus pessimiste évoque «de multiples risques à la baisse pouvant se combiner à court terme pour générer une récession mondiale» et la plus optimiste table sur «une croissance mondiale qui se renforce sur fond de reprise dans les pays émergents». Le scénario le plus sombre aurait, selon l'institut statistique luxembourgeois, «une probabilité de réalisation de 30%». Contre 10% pour le plus optimiste.


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