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L'Horesca pressé de remettre le couvert
Économie 3 min. 04.03.2021 Cet article est archivé

L'Horesca pressé de remettre le couvert

Comme ici sur la terrasse du restaurant Tempo, au Kirchberg, tout parait prêt pour la reprise. Sauf l'autorisation...

L'Horesca pressé de remettre le couvert

Comme ici sur la terrasse du restaurant Tempo, au Kirchberg, tout parait prêt pour la reprise. Sauf l'autorisation...
Photo : Anouk Antony
Économie 3 min. 04.03.2021 Cet article est archivé

L'Horesca pressé de remettre le couvert

La Fédération des cafetiers et restaurateurs luxembourgeois supplie le gouvernement de savoir quelle décision il va prendre sur une éventuelle réouverture des établissements. La profession aurait alors moins de deux semaines pour tout (bien) organiser.

(pj) Le 14 mars approche, et avec lui la possible levée de certaines règles sanitaires. A commencer par la fin de fermeture pour les bars et restaurants du pays. Et visiblement du côté de la Fédération professionnelle l'impatience gagne. Ainsi, jeudi, l'Horesca a-t-elle adressé un message au gouvernement lui signifiant qu'il était temps de faire savoir aux acteurs du secteur à quelle sauce ils allaient être croqués d'ici dix jours. Dix jours, tout juste le temps pour se préparer à cette réouverture tant espérée.


Près d'un salarié sur cinq bénéficie de chèques-repas, soit plus de 75.000 personnes.
Les chèques-repas valables jusqu'en juin
Alors que les restaurants ont baissé le rideau jusqu'à la mi-janvier en raison de la pandémie, Edenred et Sodexo, les deux sociétés émettrices ont annoncé prolonger la durée de validité des tickets restaurants.

Récemment déjà, l'Horesca avait signifié aux dirigeants son insatisfaction à voir les uns et les autres pique-niquer librement dans parcs et lieux publics alors que l'exploitation des terrasses restait prohibée. Rien n'y avait fait et les ministres en charge du dossier, Lex Delles et Franz Fayot, n'avaient pas donné suite. Résultat, «la communication attendue du gouvernement se fait attendre», estime le secrétaire général de la Fédération. Un «manque de transparence» qui fait monter la moutarde au nez des cafetiers et restaurateurs à l'arrêt depuis novembre.

Après avoir mené plusieurs manifestations dans la capitale, la profession bout toujours. «La situation sanitaire s’aggrave tout en laissant nos établissements fermés, donc nous ne sommes pas la cause de l'épidémie.» Et puis avec le retour des beaux jours, l'Horesca note que «les gens en ont marre d’être restreints dans leur vie sociale et qu’ils ne respectent plus les gestes barrières nécessaires à combattre cette pandémie». 

D'où son appel renouvelé à «procéder à une ouverture au moins progressive (terrasses) du secteur». A charge alors pour les serveurs à veiller à un meilleur respect des règles sanitaires autour des tables. Une mesure que sept autres Etats européens ont d'ailleurs déjà adoptée.

Mais un autre fait agace la profession. il y a non seulement la discrétion du gouvernement sur ses choix à venir qui lui pose problème, mais aussi la lenteur avec laquelle la Chambre tarde à voter le nouveau régime d'aides des indépendants (dont une grande partie tiennent des cafés ou des restaurants). Est notamment attendu le nouveau barème de prise en charge par l'Etat des coûts non couverts de ces établissements. 

Et François Koep de s'interroger : «Le parlement ne devrait-il pas mettre la priorité sur cette loi qui vise à aider le secteur le plus sinistré de notre économie?»

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