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L'heure du rush pour les colis de Noël
Économie 5 min. 24.12.2019 Cet article est archivé

L'heure du rush pour les colis de Noël

Le nouveau système de tri permet de faire face au grand nombre de colis dans la période précédant Noël, car de nombreux processus sont automatisés.

L'heure du rush pour les colis de Noël

Le nouveau système de tri permet de faire face au grand nombre de colis dans la période précédant Noël, car de nombreux processus sont automatisés.
Photo: Claude Piscitelli
Économie 5 min. 24.12.2019 Cet article est archivé

L'heure du rush pour les colis de Noël

Avant le Père Noël, c'est aux services de livraison qu'il incombe de gérer les commandes faites en ligne. Cela nécessite une logistique parfaite et des équipes en renfort.

(pj avec Thomas KLEIN) Plus que quelques heures avant que les cadeaux ne viennent se déposer au pied du sapin. Pour beaucoup, les services postaux ou les entreprises de vente en ligne ont devancé le Père Noël. La promesse d'une livraison le lendemain ou parfois le jour même de la commande contribuant à l'accélération du phénomène.

Cette avancée a été rendue possible grâce à l'amélioration des systèmes logistiques des détaillants en ligne. Mais les consommateurs le doivent aussi aux entreprises de distribution poussant les équipes à faire des heures supplémentaires en fin d'année. Ainsi, Post Luxembourg traite normalement environ 15.000 colis par jour au centre de colis de Bettembourg. Pendant la période des fêtes, de novembre à fin décembre, le volume augmente pour atteindre environ 23.000 objets à traiter.

Pour Michael Billert, chef de service responsable de la distribution des colis pour Post, le pic d'activité a été atteint à la veille de la Saint Nicolas.
Pour Michael Billert, chef de service responsable de la distribution des colis pour Post, le pic d'activité a été atteint à la veille de la Saint Nicolas.
Photo : Claude Piscitelli

«Le point culminant se situe habituellement le 4 décembre, juste avant la Saint-Nicolas. Nous avions alors environ 30.000 colis à gérer», relate Michael Billert, chef de service responsable de la distribution des colis.

Bien entendu, il n'est pas simple de faire face à de tels pics d'activité, souligne Michael Billert, mais Post sait prendre les mesures pour que tout se passe bien : «Tout d'abord, nous renforçons notre effectif au centre colis. D'une part avec les collaborateurs de Post, mais aussi avec des personnels d'agences de travail interim».

A partir du mois de novembre, le nombre de colis à traiter grimpe d'une moyenne quotidienne de 15.000 objets à 23.000.
A partir du mois de novembre, le nombre de colis à traiter grimpe d'une moyenne quotidienne de 15.000 objets à 23.000.
Photo : Claude Piscitelli

Le tout nécessite une bonne anticipation, car avant que les nouveaux personnels soient pleinement opérationnels entre une à deux semaines de formation sont nécessaires. Selon les équipes, le centre de colis employait ces derniers jours entre 15 et 30 employés supplémentaires.

Malgré la charge plus élevée, Michael Billert assure que le taux d'erreur n'augmente guère en cette période d'avalanches de colis. Et tout le mérite en revient au degré croissant d'automatisation et de numérisation dans la chaîne logistique. «Avec chaque colis que nous n'avons pas à traiter manuellement, nous augmentons la productivité et réduisons le nombre d'erreurs», affirme le responsable.


11.04.14 20 ans de DPD Belux,Presentation chiffres annuels de 2013. Foto:Gerry Huberty
Les colis DPD finissent dans la hotte des voleurs
Plusieurs employés de l'entreprise de logistique à Bettembourg sont soupçonnés d'avoir dérobé des colis. Leur butin pourrait se monter à plusieurs centaines de milliers d'euros.

Voilà pourquoi l'un des investissements les plus importants pour 2019 a été l'achat d'un nouveau système de tri haute technologie. Une machine achetée d'occasion en Espagne et qui a pu faire ses preuves cet hiver. Ce système enregistre automatiquement les codes à barres des colis ou lit les adresses sur les étiquettes vitesse grand V. Selon le destinataire et la taille du colis, le système regroupe les lots et les affecte directement aux livraisons correspondantes.

Afin de simplifier les choses, Post Luxembourg a accepté d'échanger des données avec ses plus importants clients afin de mettre en place des interfaces appropriées. Par exemple, le code à barres est souvent suffisant pour que le système obtienne l'adresse d'expédition de la base de données du client. Inversement, expéditeur et destinataire peuvent tous deux suivre l'état d'avancement de leur livraison via Internet.

L'entreprise a conclu de tels accords avec Amazon, par exemple, ou avec d'importants services de colis dans les pays limitrophes. «Nous recevons également de nos partenaires des prévisions de volumes de colis à livrer pour un moment donné. Ce ne sont souvent que des approximations, mais elles nous aident à planifier notre montée en charge», explique Michael Billert. «Promis, au vu de l'augmentation du volume, la distribution ne fonctionnerait plus du tout aujourd'hui sans la numérisation.»

La troisième vis de réglage que les services de livraison peuvent tourner pour gérer la période de Noël concerne la livraison. Ainsi, Post Luxembourg a modifié la planification de ses itinéraires. Seuls les articles rentrant dans les boîtes aux lettres sont livrés par le facteur sur son itinéraire habituel. Les autres, à défaut de traîneau, viendront en camionnette jusqu'au domicile.

Nous avons déjà dépassé la barre des quatre millions de colis

En outre, des formes de distribution plus souples sont apparues ces dernières années. Post a, par exemple, installé récemment sa centième station de colis. A charge pour les clients de venir chercher eux-mêmes leur paquet. De plus, il est maintenant possible de récupérer ses paquets auprès d'une boutique.

D'année en année, le volume de colis à traiter ne cesse de croître en fin d'année. Dans le rapport annuel 2014 de la Post, il était indiqué 1,4 million de colis transitant par les soins de l'entreprise. Trois ans plus tard, en 2017, ce chiffre approchait les 3,4 millions... «Et cette année, nous avons déjà dépassé la barre des quatre millions de colis. Je prévois un total de 4,1 à 4,2 millions d'ici fin 2019.» Soit 600.000 paquets de plus que l'an dernier.

Moins bénéfique

Cette croissance n'est pas seulement observée par Post mais aussi par d'autres prestataires. Selon une étude publiée par l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR), le nombre de lettres expédiées en 2018 a diminué de 3,9% par rapport à l'année précédente. Par contre, le nombre de colis, lui, progressait de 11,6% par rapport à 2017. Ainsi au total, près de 9,95 millions de colis ont été envoyés au Grand-Duché en 2018.


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