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L'ALFI présente de nouvelles études sur l'investissement alternatif
Économie 4 min. 20.11.2018 Cet article est archivé

L'ALFI présente de nouvelles études sur l'investissement alternatif

La présidente de l'ALFI, Denise Voss, célébrait il y a peu les 30 ans de l'Association luxembourgeoise des fonds d'investissement.

L'ALFI présente de nouvelles études sur l'investissement alternatif

La présidente de l'ALFI, Denise Voss, célébrait il y a peu les 30 ans de l'Association luxembourgeoise des fonds d'investissement.
Photo: Chris Karaba
Économie 4 min. 20.11.2018 Cet article est archivé

L'ALFI présente de nouvelles études sur l'investissement alternatif

Mara BILO
Mara BILO
20 % d'augmentation pour les actifs sous gestion des fonds de private equity, 23,5 % pour ceux des fonds de titres de créance – les fonds d'investissement alternatifs ont le vent en poupe au Luxembourg, comme l'explique la présidente de l'ALFI, Denise Voss.

Plus de 670 représentants de l'industrie des fonds avaient rendez-vous mardi au «European Convention Center» à Kirchberg pour la conférence «Private Equity Real Estate» (PERE) organisée annuellement par l'Association luxembourgeoise des fonds d'investissement (ALFI). «C'est plus que l'année dernière!», s'est réjouie Denise Voss, la présidente de l'association. 

La conférence, qui se tient sur deux jours et qui finit mercredi, est l'occasion pour les professionnels d'échanger leurs points de vue sur l'évolution des réglementations et a permis à Denise Voss de rappeler les résultats de l'industrie des fonds. «Fin septembre, les actifs nets sous gestion des fonds d'investissement sont passés à 4.280 milliards d'euros, ce qui correspond à 100 milliards d'euros de nouveaux investissements depuis le début de l'année 2018.»


Bankenplatz Luxemburg. Boulevard Royal. Photo Guy Wolff
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Mais la présidente de l'ALFI voulait surtout mettre l'accent, mardi, sur les fonds d'investissement alternatifs, qui représentent «705 milliards d'euros – soit environ 16 % de l'ensemble des actifs nets sous gestion. Cela montre l'importance des stratégies d'investissement dans ce type de fonds», a-t-elle déclaré tout en dévoilant les résultats de trois nouvelles études traitant du sujet.

La taille moyenne des fonds augmente d'environ 30 millions

20 % d'augmentation pour les actifs sous gestion des fonds de private equity (capital investissement) au Luxembourg – c'est le résultat auquel arrive l'enquête sur ce type de fonds réalisée par Deloitte pour le compte de l'ALFI. L'étude, dont l'Association luxembourgeoise des fonds d'investissement présentait la deuxième édition, relève également que «le paysage du private equity est dominé par les fonds de 100 millions d'euros et moins, mais que le nombre de fonds de private equity plus importants (500 millions d'euros ou plus) a sensiblement augmenté pour atteindre 5 % de l'ensemble des fonds.»

Une tendance qu'Arnaud Bon, directeur chez Deloitte, voit se confirmer dans le futur: «La nature des gestionnaires de fonds arrivant au Luxembourg a radicalement changé; ces nouveaux acteurs lancent des fonds beaucoup plus importants.» La taille moyenne d'un fonds est passée de 99,91 millions d'euros en 2017 à 132 millions d'euros en 2018.

L'ALFI se targue dans le contexte de cette étude également du succès du nouveau régime des fonds d'investissement alternatifs réservés («Reserved Alternative Investment Fund», soit RAIF), qui, lancé en 2016, permet de réduire le délai entre le lancement et la commercialisation d'un fonds. Le nombre des fonds de private equity structurés sous ce nouveau régime a ainsi considérablement augmenté, explique Arnaud Bon, et représente – avec les sociétés en commandite luxembourgeoises non réglementées – 30 % de l'ensemble des fonds de private equity.

Un succès qui se confirme par ailleurs pour les fonds d'investissement immobilier spécialisé («Real Estate Investment Fund», soit REIF), comme le révèle une deuxième enquête d'ALFI sur les fonds immobiliers.

Le crédit non bancaire, «une véritable alternative»

Denise Voss tire finalement également un bon bilan pour les fonds de titres de créance: selon l'enquête réalisée par KPMG pour le compte de l'ALFI, les actifs sous gestion des fonds de titres de créance sont passés à 49 milliards d'euros, ce qui représente une augmentation de 23,5 % par rapport à l'année précédente, comme le souligne le responsable des placements alternatifs chez KPMG, David Capocci.

«Cela reflète la dynamique croissante du crédit non bancaire en Europe, qui est une véritable alternative au système bancaire», a-t-il déclaré. «Les fonds de titres de créance jouent un rôle clé dans le financement des entreprises de taille moyenne et permettent de maintenir le coût du financement à un niveau relativement bas, puisque ces fonds ne sont pas soumis aux mêmes réglementations que les banques.»

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