Juncker: «Je ne serai pas celui qui abolira l'indexation des salaires»

Photo: Serge Waldbillig

L'indexation automatique des salaires – même dans sa version limitée – pèse trop sur les entreprises, a redit la Fedil lundi soir lors de ses vœux. Une vision que ne partage pas le Premier ministre.

Pour Robert Dennewald, président de la Fedil (Business Federation Luxembourg), une nouvelle tranche indiciaire coûte «un peu plus de 400 millions d'euros par année pour l'économie privée». Une charge difficile à supporter pour les entreprises, surtout en temps de crise.

Dans ces conditions, limiter à une tranche indiciaire l'indexation des salaires en 2013 et 2014 est selon lui «largement insuffisant pour redresser la situation compétitive des entreprises luxembourgeoises».

Invité à s'exprimer, Jean-Claude Juncker a présenté une autre vision des charges pesant sur les entreprises. Il a notamment rappelé que le gel de l'indexation en 2011 «a rapporté 170 millions» d'euros aux entreprises. «Sur les deux années à venir, ce sera 450 millions», a renchéri le Premier ministre.

La limitation de l'indexation équivaut à 1,6% du PIB

Au total, la limitation de l'indexation équivaut ainsi à 1,6% du PIB. «Ne pensez pas que je serai celui qui abolira l'indexation des salaires», a-t-il lancé aux nombreux entrepreneurs venus assister à la réception du Nouvel An de la Fedil.

Jean-Claude Juncker a repris l'argument de la paix sociale, expliquant que celle-ci était garantie par l'indexation. Or, la paix sociale fait partie des éléments de la compétitivité du Grand-Duché si chère aux entreprises.