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Inquiétudes à Dudelange après la restructuration à Liège
Économie 2 min. 21.09.2021
Groupe Liberty Steel

Inquiétudes à Dudelange après la restructuration à Liège

L'annonce de la suppression de 153 salariés sur les sites de Liège pourrait impacter les ressources nécessaires à Dudelange pour financer ses approvisionnements, craignent les syndicats.
Groupe Liberty Steel

Inquiétudes à Dudelange après la restructuration à Liège

L'annonce de la suppression de 153 salariés sur les sites de Liège pourrait impacter les ressources nécessaires à Dudelange pour financer ses approvisionnements, craignent les syndicats.
Photo: Anouk Antony
Économie 2 min. 21.09.2021
Groupe Liberty Steel

Inquiétudes à Dudelange après la restructuration à Liège

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
L'annonce, lundi, de la suppression de 153 postes dans les différentes usines wallonnes du groupe soulève des interrogations au Grand-Duché, en raison de l'interdépendance des sites. D'autant que le site luxembourgeois fonctionne toujours au ralenti.

Les grandes manœuvres engagées depuis le printemps 2021 et la faillite du principal bailleur de fonds du groupe Liberty Steel se poursuivent. Et continuent d'avoir des effets en cascade. Dernier exemple en date, l'annonce lundi de la suppression de 153 postes au sein des usines liégeoises du sidérurgiste qui «auront des conséquences à Dudelange», à en croire Robert Fornieri, secrétaire général adjoint du LCGB.


«La confiance en Sanjeev Gupta et son groupe diminue»
Intervenu mardi à la Chambre, le ministre de l'Economie n'a pas caché son scepticisme quant aux annonces de restructuration faites lundi par Liberty Steel pour l'usine de Dudelange. Franz Fayot y préfère la recherche de nouveaux partenaires industriels.

Car si le syndicaliste assure que cette restructuration «était attendue» et résulte «de ce qu'ArcelorMittal avait prévu de faire», elle intervient dans un contexte financier particulièrement compliqué pour le nouvel actionnaire. Au point que la mise en place de ces suppressions de postes en Belgique «risque d'impacter l'approvisionnement de Dudelange», estime Robert Fornieri. Référence directe «au budget conséquent que représente le financement d'une telle restructuration» et «au manque de ressources que cela pourrait engendrer». 

Autant d'interrogations qui seront évoquées lundi prochain lors d'une rencontre prévue entre la direction de Liberty Liège-Dudelange et les syndicats. Les représentants des salariés devraient également questionner les dirigeants de l'entreprise quant à la stratégie voulue pour le développement du site luxembourgeois, «qui tourne toujours au ralenti malgré les annonces effectuées au cours de l'été», assure le représentant du syndicat majoritaire dans l'usine. Selon lui, «entre 80 et 90 personnes» se trouvent toujours en chômage partiel, soit «entre 40 et 45% des effectifs globaux», rendant peu probable une véritable reprise de l'activité «avant le mois de novembre».


L'aciérie de Dudelange deviendra «roumaine»
Pour assurer son avenir malgré la faillite de son principal créancier, le groupe Liberty Steel annonce ce lundi se restructurer. Le site luxembourgeois et son homologue de Liège intégreront l'entité basée en Roumanie.

Selon les annonces réalisées par GFC Alliance, propriétaire de Liberty Steel, le site de Dudelange devrait être alimenté par l'usine de Galati, plus grande aciérie de Roumanie qui a enregistré un bénéfice de 52 millions d'euros au cours du dernier trimestre. A noter enfin que l'Etat assure toujours vouloir soutenir les salariés, notamment en préparant un scénario de reprise par un nouvel acteur économique avec le soutien de la SNCI en cas d'effondrement de Liberty Steel. Contacté mardi, le ministère de l'Economie n'a pas encore été en mesure de faire un commentaire sur l'état d'avancement de ce projet. 

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Wirtschaft, Piquet, Liberty Steel, Présidents, Robert Fornieri LCGB, Stefano Araujo OGBL  Foto: Luxemburger Wort/Anouk Antony