Hôtel Alfa

Pas de solution avant le 29 mai

Les salariés de Rolphe Reding sont dans une situation compliquée en attendant la liquidation de la société
Joaquim VALENTE

(T. L.) "Les responsables, c'est vous. Les conséquences sociales, c'est pour nous. Des promesses mais pas de salaires." "Salariés = prisonniers. Doit-on vivre dans la rue?"

Devant l'hôtel Alfa à l'entrée toujours barrée d'un "Chers clients, l'hôtel est temporairement fermé", les salariés de Rolphe Reding ont tenté de se faire entendre... en silence. Avec de petits panneaux. Tandis que la gare déverse des flots de passagers indifférents, une partie d'entre eux a passé la journée pour ne pas tomber dans l'oubli.

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La société de Rolphe Reding ne sera pas dissoute avant le lundi 29 mai. D'ici là, les salariés n'ont qu'une manière de s'en sortir: démissionner et abandonner leurs droits. Si tout se passe bien, ils récupéreront leurs salaires en retard mais pas plus. C'est ce qu'ont choisi de faire trois d'entre eux. Les autres avouent regarder les annonces d'emploi mais être embêtés faute de situation claire.

Mercredi matin, le directeur de l'hôtel et bras droit de Reding est venu leur apporter leurs trois dernières feuilles de paie.

Même si, jusqu'à mercredi, l'entrepreneur n'a réglé que les salaires de mars de 50 de ses 76 employés et plus rien depuis.

Deux camps se dessinaient devant l'hôtel. Ceux qui comme Neli trouvent scandaleux que M. Reding laisse ses employés sans aucun moyen de subsistance et ceux pour qui tout a été dit et qui ont envie de tourner la page.