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Tsipras rejette fermement le plan de réformes des créanciers
Économie 2 min. 06.06.2015 Cet article est archivé
Grèce

Tsipras rejette fermement le plan de réformes des créanciers

Le Premier ministre grec, Alexis Tspiras, lors d'une session parlementaire à Athènes, le 5 juin 2015
Grèce

Tsipras rejette fermement le plan de réformes des créanciers

Le Premier ministre grec, Alexis Tspiras, lors d'une session parlementaire à Athènes, le 5 juin 2015
Photo: Reuters
Économie 2 min. 06.06.2015 Cet article est archivé
Grèce

Tsipras rejette fermement le plan de réformes des créanciers

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a fermement rejeté vendredi, face au parlement, le plan de réformes "absurde" soumis cette semaine à la Grèce par ses créanciers, UE et FMI, se disant malgré tout persuadé qu'un accord est "plus proche que jamais".

(AFP) - Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a fermement rejeté vendredi, face au parlement, le plan de réformes "absurde" soumis cette semaine à la Grèce par ses créanciers, UE et FMI, se disant malgré tout persuadé qu'un accord est "plus proche que jamais".

La proposition des créanciers soumise mercredi aux dirigeants grecs par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, au cours d'une réunion à Bruxelles a été "une désagréable surprise", a déclaré Alexis Tsipras.

"Il faut la retirer", a-t-il ajouté pendant une session extraordinaire du parlement visant à informer les élus de l'état des négociations en cours depuis le 20 février

"Le peuple grec nous dit : n'abandonnez pas vos demandes raisonnables. Ne cédez pas aux requêtes déraisonnables", a déclaré le Premier ministre, qualifiant encore d'"absurdes" les mesures proposées par les bailleurs de son pays.

Alexis Tsipras a toutefois souligné que, malgré ces divergences, la conclusion d'un accord était "plus proche que jamais".

A cet égard, la proposition grecque, qui repose sur des contraintes budgétaires moins fortes, est "la seule réaliste, a-t-il assuré.

Cet accord doit "inclure" une clause sur "la viabilité de la dette" grecque, a insisté le Premier ministre grec afin de "donner une solution définitive face à l'incertitude" et "à la crise" en Grèce et en Europe. Cet aspect ne figure pas en l'état dans l'offre d'accord des créanciers et constitue un point de désaccord entre les créanciers eux-mêmes, UE et FMI.

Parallèlement, le Premier ministre a appelé les parlementaires de tous les partis à soutenir "l'effort national" du pays en vue de conclure un accord avec les créanciers et à "dire clairement s'ils acceptent ou rejettent" la proposition d'accord que l'UE et le FMI ont présentée.

"C'est l'heure de prendre ses responsabilités", a martelé Alexis Tsipras, tentant de gagner "le consensus" du Parlement.

On est parvenu à "un moment crucial", "dans la dernière ligne droite" des négociations entre Athènes et ses créanciers, a-t-il estimé après la décision du gouvernement jeudi de reporter le remboursement des sommes dues en juin au Fond monétaire international (FMI), ce qui a créé la surprise en Europe et sur les marchés.


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