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Franz Fayot se penche au chevet de Guardian
Économie 2 min. 24.08.2020 Cet article est archivé

Franz Fayot se penche au chevet de Guardian

Franz Fayot (3ème à partir de la droite) a rencontré ce lundi les représentants de l’OGBL ainsi que les délégations du personnel de Guardian Luxguard

Franz Fayot se penche au chevet de Guardian

Franz Fayot (3ème à partir de la droite) a rencontré ce lundi les représentants de l’OGBL ainsi que les délégations du personnel de Guardian Luxguard
Photo: Meco
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Franz Fayot se penche au chevet de Guardian

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Face aux restructurations annoncées, le ministre de l'Économie encourage la société à investir dans une nouvelle installation «verte». Il se dit «prêt à rencontrer les dirigeants du groupe aux Etats-Unis» dès que la situation sanitaire le permettra.

L'annonce avait fait l'effet d'une bombe, en juin dernier. La société américaine productrice de verre flotté Guardian annonçait la fusion de ses deux sites luxembourgeois Luxguard 1 et 2 de Bascharage et Dudelange pour août. Depuis, un four (vétuste) a bien été fermé dans la Forge du Sud, tandis que l'emploi de 201 des 453 collaborateurs se trouve aujourd'hui sur la sellette. Face à ce qui se profile comme un désastre social au Luxembourg, Franz Fayot (LSAP), le ministre de l'Économie est monté au créneau ce lundi.

Si Guus Boekhoudt, directeur général de Guardian Europe S.à r.l. assurait la semaine dernière qu'«il n'est pas question de fermer complètement l'un des deux sites luxembourgeois», le ministre socialiste «encourage le groupe à investir dans une nouvelle installation à la pointe du progrès technologique et environnemental». 


Wirtschaft, Guardian, Luxgard Bartringen, Foto: Lex Kleren/Luxemburger Wort
«Environ 200 emplois seront bien touchés»
Guus Boekhoudt, le directeur général de Guardian Europe S.à r.l. confirme que la fusion des usines de Bascharage et de Dudelange devrait entraîner des suppressions de postes. Il explique cependant que cette restructuration n'est pas liée à la construction d'un nouveau site en Pologne.

Pour ce faire, Franz Fayot compte actionner «le régime d'aides à la protection de l'environnement». A charge alors pour l'entreprise de respecter plus encore les normes environnementales. Le but serait de «produire du verre à forte valeur ajoutée, moins sensible aux aléas d'un marché impacté par la crise économique déclenchée par le coronavirus.»

Désireux de tout mettre en œuvre, le ministre se dit «prêt à se déplacer aux États-Unis pour y rencontrer les dirigeants de Guardian» dès que les restrictions de voyages dues à la situation sanitaire s'estomperont. Franz Fayot entend les «convaincre de garder voire de consolider l'empreinte industrielle du groupe américain au Luxembourg».

Compte à rebours lancé

En présence de représentants de l'OGBL ainsi que des délégations du personnel de l'entreprise, le ministre de l'Économie a souligné «l'importance du dialogue social». Alors que la perte d'environ 200 emplois a été confirmée par la direction, le gouvernement «soutient le recours bienveillant aux différents instruments relatifs au plan de maintien dans l'emploi». Par là, Franz Fayot et son collègue Dan Kersch (LSAP), ministre du Travail entendent : mise en préretraite-ajustement, subventionnement des formations de requalifications ainsi que prêt temporaire de main-d'œuvre.

Pour rappel, les négociations sur le plan social chez Guardian restent annoncées le 2 septembre prochain.

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