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Les frontaliers mariés face à un délai «intenable»
Économie 20.10.2017 Cet article est archivé
Fiscalité

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Illustration: Shutterstock
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Les frontaliers mariés face à un délai «intenable»

Anne FOURNEY
Anne FOURNEY
Les couples mariés qui travaillent au Luxembourg mais vivent dans un pays étranger ont jusqu'à la fin du mois pour déterminer leur taux d'imposition de 2018. Un délai «intenable» pour l'Aleba, qui demande un mois de plus.

Les couples mariés qui travaillent au Luxembourg mais vivent dans un pays étranger ont jusqu'à la fin du mois pour déterminer leur taux d'imposition de 2018.

Le syndicat Aleba a estimé que ce délai était «simplement intenable» et demandé à l'administration fiscale de le reporter d'un mois, au 30 novembre.

Aleba, qui représente les employés du secteur financier, dont des milliers de travailleurs frontaliers, a estimé que les travailleurs frontaliers avaient besoin de plus de temps pour pouvoir répondre à l'administration fiscale.

Une nouvelle loi, qui prend effet le 1er janvier 2018, dit que les travailleurs frontaliers qui travaillent au Luxembourg et sont mariés rejoindront la classe 1 des impôts. La classe 1 concerne normalement les célibataires et la classe 2 est celle des couples mariés.

Dans les courriers envoyés directement par l'administration fiscale aux frontaliers concernés, les couples mariés non résidents peuvent soit accepter un nouveau taux d'imposition, soit demander à ce que ce taux soit calculé par rapport à leurs revenus de l'an passé. Sans réponse de leur part, les deux salaires du couple seront imposés selon la classe 1.

Les couples mariés ont jusqu'au 31 octobre pour informer l'administration fiscale de leur choix.  

Si les frontaliers mariés souhaitent être imposés de la même manière que les résidents, en classe 2, ils doivent remplir les critères suivants:

  • Au moins 90% du revenu global de l'un des partenaires est imposable au Luxembourg
  • Si moins de 90% du revenu global de l'un des partenaires est imposable au Luxembourg, le couple peut être imposé en classe 2 si le revenu net du partenaire employé à l'étranger ne dépasse pas les 13.000 euros.
  • Pour les travailleurs frontaliers belges, au  moins 50% du revenu du foyer est imposable au Luxembourg.

Par Hannah Brenton, trad. AF

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