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Fiscalité d'Engie au Luxembourg: Le groupe assure n'avoir rien à se reprocher
Économie 2 min. 06.01.2017 Cet article est archivé

Fiscalité d'Engie au Luxembourg: Le groupe assure n'avoir rien à se reprocher

Engie n'est pas suspecté de fraude fiscale», a déclaré vendredi sa directrice générale, Isabelle Kocher.

Fiscalité d'Engie au Luxembourg: Le groupe assure n'avoir rien à se reprocher

Engie n'est pas suspecté de fraude fiscale», a déclaré vendredi sa directrice générale, Isabelle Kocher.
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Fiscalité d'Engie au Luxembourg: Le groupe assure n'avoir rien à se reprocher

Andreas ADAM
Andreas ADAM
Engie n'a rien à se reprocher dans le cadre de l'enquête sur des accords fiscaux dont a bénéficié le groupe énergétique français au sein du Grand-Duché du Luxembourg, a déclaré vendredi sa directrice générale, Isabelle Kocher.

(AFP) - Engie n'a rien à se reprocher dans le cadre de l'enquête menée par la Commission européenne sur des accords fiscaux dont a bénéficié le groupe énergétique français au sein du Grand-Duché du Luxembourg, a déclaré vendredi sa directrice générale, Isabelle Kocher.

«Nous n'avons rien à nous reprocher, ça c'est certain», a assuré la dirigeante en présentant ses voeux à la presse.

L'enquête de la Commission, ouverte mi-septembre, vise des accords fiscaux (ou «ruling») passés depuis septembre 2008 par le Luxembourg avec GDF Suez (ancien nom d'Engie).

Jeudi, Bruxelles a publié des documents selon lesquels le groupe pourrait y avoir bénéficié d'environ 300 millions d'euros d'avantages fiscaux, en allégeant de plus d'un milliard d'euros les revenus imposables de deux filiales entre 2009 et 2015.

«C'est une enquête que la Commission a décidé d'ouvrir à l'encontre du Grand-Duché du Luxembourg, pas à l'encontre d'Engie. Engie n'est pas suspecté de fraude fiscale», a dit Isabelle Kocher.

«Notre pratique à nous, groupe - c'est notre politique depuis toujours -, c'est de systématiquement demander un +ruling+» (accord fiscal), a-t-elle concédé.

Mais rappelant que le Luxembourg était «un des berceaux» d'Engie, elle a insisté sur le fait que son groupe avait «une politique fiscale qui conduit à ne pas aller s'installer de manière artificielle quelque part simplement pour des raisons fiscales».

Le Luxembourg a pour sa part assuré «qu'aucun traitement fiscal particulier» n'avait été octroyé au groupe français.

Les avantages fiscaux accordés à des multinationales sont depuis plusieurs mois dans le collimateur de Bruxelles, pressé notamment par les révélations issues du scandale LuxLeaks en 2014, puis des Panama Papers en 2016.

En 2014, l'affaire LuxLeaks avait mis en lumière les accords passés par le Luxembourg avec des multinationales pour les attirer sur son sol, à une époque où l'actuel président de la Commission Jean-Claude Juncker en était le Premier ministre.

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