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Evénement Fedil: La main tendue aux start-up
Économie 3 min. 02.10.2017 Cet article est archivé

Evénement Fedil: La main tendue aux start-up

Nicolas Buck (Fedil), Rodrigo Sepulveda (Expon Capital) et Genna Elvin (Tadaweb)

Evénement Fedil: La main tendue aux start-up

Nicolas Buck (Fedil), Rodrigo Sepulveda (Expon Capital) et Genna Elvin (Tadaweb)
Anouk Antony
Économie 3 min. 02.10.2017 Cet article est archivé

Evénement Fedil: La main tendue aux start-up

Pierre SORLUT
Pierre SORLUT
La fédération des industriels luxembourgeois, la Fedil, a voulu convaincre ce lundi soir les jeunes entrepreneurs d'investir dans la nouvelle économie locale.

(pso) - Barbecue, bière gratuite, Premier ministre et success-story de l'entrepreneuriat made in Luxembourg. La fédération des industriels luxembourgeois, la Fedil, a voulu convaincre ce lundi soir les jeunes entrepreneurs d'investir dans la nouvelle économie locale.

Pour l'occasion, la Fedil a délaissé l'austérité du sous-sol de la Chambre de commerce rue Erasme pour la «branchitude» de l'Exit, rue de l'aciérie. Depuis la nomination de Nicolas Buck à sa présidence en mars 2016, la fédération fondée en 1918 s'évertue à rajeunir son image pour mieux parler aux nouveaux entrepreneurs. Pour sa direction, les «web natives» assureront tout à la fois l'avenir de l'économie luxembourgeoise et celui de l'organisation presque centenaire.

Le Premier ministre entre deux rendez-vous

Lui-même entrepreneur (il dirige l'éditeur de logiciel pour fonds d'investissement Seqvoia), Nicolas Buck a brossé en quelques instants l'intérêt de son organisation pour les jeunes entreprises. Le Premier ministre s'était assis sur le maigre rembourrage des gradins en contreplaqué de l'auditorium et se rendait dans la foulée à un rassemblement politique.

«La Fedil articule les propositions de changement et les présente au gouvernement. On intervient auprès des jeunes pour les tourner vers la science (via le programme Hello Future, ndlr). On travaille sur la mobilité», s'est hâté le président de la Fedil, oubliant de mentionner l'accélérateur nyuko cofinancé avec la Chambre de commerce et destiné aux sociétés en phase d'amorçage.

Et c'est Xavier Bettel qui évoquera la prochaine ouverture d'un incubateur digne de ce nom dans la capitale. La House of Start-ups regroupera début 2018 le Luxembourg City Incubator, la Lhoft dédiée aux technologies financières (fintech) et nyuko. Elle accueillera entre 100 et 150 start-up en haut de la rocade de Bonnevoie

En attendant, quartier gare, dans l'ancien entrepôt de la société Paul Wurth, du nom du fondateur de la Fedil il y a un siècle, la nouvelle génération d'entrepreneurs croit en la volonté du Premier ministre «d'offrir un trampoline pour sauter plus haut». Mais le sempiternel chapelet de problématiques rencontrées par les dirigeants d'entreprises hante l'auditorium lors du panel composé de Rodrigo Sepulveda, cofondateur de la société d'investissement Expon Capital, et de Genna Elvin, cofondatrice de l'entreprise d'optimisation de recherche sur internet Tadaweb.

La jeune et néanmoins chevronnée entrepreneuse néo-zélandaise ne cache pas les difficultés rencontrées dans la recherche de capital ou de talents au Grand-Duché. Mais celle qui emploie aujourd'hui plusieurs dizaines de personnes cinq ans après la création de sa société prodigue quelques conseils. «On ne peut pas concurrencer les gros bras en termes de salaires, mais on peut créer un endroit où les collaborateurs se sentent bien et en sécurité». Une table de ping-pong dans l'open space et un apéritif entre collègues, c'est aussi ça la recette du succès.

La Fedil en chiffres

Selon l'organisation, les 550 membres de la Fedil (parmi lesquels ArcelorMittal, Paul Wurth, Husky, Dupont, etc.) représentent 25% de l'emploi national et produisent 35% des richesses annuelles.


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