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Le covid pousse les résidents en cuisine
Économie 3 min. 07.09.2021
Etude Statec

Le covid pousse les résidents en cuisine

Cette nouvelle habitude a notamment porté préjudice aux bars et cafés: les consommateurs y ont dépensé presque 300 euros de moins en 2020 par rapport à 2019.
Etude Statec

Le covid pousse les résidents en cuisine

Cette nouvelle habitude a notamment porté préjudice aux bars et cafés: les consommateurs y ont dépensé presque 300 euros de moins en 2020 par rapport à 2019.
Photo:dpa
Économie 3 min. 07.09.2021
Etude Statec

Le covid pousse les résidents en cuisine

Marie DEDEBAN
Marie DEDEBAN
Privés pendant plusieurs mois de bars et restaurants, les habitants du Grand-Duché se sont davantage affairés aux fourneaux, indique le Statec. Leurs dépenses en alimentation et boissons pour une consommation à domicile ont augmenté de 23,1% l'an passé.

Au-delà de les priver d'une certaine vie sociale, l'arrêt imposé à l'Horeca a surtout poussé les résidents à revoir leurs habitudes de consommation. Impossible de boire un verre en terrasse ou de déjeuner à une belle table? Qu'à cela ne tienne, les habitants du Grand-Duché ont préféré jouer les chefs à domicile, révèle le Statec dans sa dernière étude.

Ainsi, selon l'institut statistique, les dépenses en alimentation et boissons ont augmenté de 23,1% en 2020, pour la seule partie consommée à la maison. Rien que pour les condiments (comme le sel, les épices et les sauces), les familles ont déboursé en moyenne 117 euros de plus l'an passé par rapport à 2019. Soit une augmentation de près de 60%. Mais la hausse la plus importante concerne les achats de boissons alcoolisées: +75% en un an.

Rien d'étonnant à ce que le Statec classe 2020 comme «une année noire» pour le marché de la restauration, et plus particulièrement pour les bars. Les habitants du Luxembourg ont en effet dépensé presque 300 euros de moins en 2020 dans les cafés et les autres pubs. Soit cette fois une baisse de 62,2% par rapport à 2019. Une baisse qui s'explique non seulement par la fermeture des bars, mais également par le recours au télétravail qui a privé les cafetiers d'une bonne partie de la clientèle.

En septembre 2020, l'Horesca indiquait en effet qu'un salarié déboursait en moyenne 40 euros par jour dans les commerces et établissements de restauration autour de son lieu de travail. Soit une perte évaluée par la Fédération des cafetiers et restaurateurs luxembourgeois à 350 millions d'euros par an pour le commerce luxembourgeois. En ce qui concerne le secteur de l'Horeca, seules la livraison et la vente à emporter lui ont permis «de perdurer pendant les fermetures», souligne le Statec.


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Au-delà de la flambée des ventes de "PQ" le Statec relève bien des changements d'habitudes parmi les consommateurs depuis le début de la crise.

Mais si les résidents ont vu leurs frais de restaurants diminuer d'un tiers par rapport à 2019, cette baisse ne leur a pas permis de réaliser des économies. Au contraire, l'enveloppe destinée aux achats «de bouche» a augmenté de 73 euros en moyenne sur l'année. Une hausse qui certes n'a pas empêché les ménages luxembourgeois d'épargner plus, mais qui peut être liée, là encore, à un changement de paradigme.

En effet, plus d'un habitant sur quatre (29%) a changé ses habitudes en termes d'achat de denrées alimentaires, indiquait en juillet un rapport TNS-Ilres. Ainsi, 47% des consommateurs tentent avant tout d'effectuer leurs achats selon l'origine du produit, privilégiant notamment les produits régionaux. Quitte à ce que le panier coûte un peu plus cher.

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Bio Landwirtschaft - Hühner - Foto: Pierre Matgé/Luxemburger Wort