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Espace: trois nouveaux... et une bonne nouvelle
Économie 1 3 min. 27.09.2018

Espace: trois nouveaux... et une bonne nouvelle

CubeRover, une des trois nouvelles sociétés américaines à s'implanter au Luxembourg, fabrique de petits engins légers pour aller sur la Lune. Et moins cher que son concurrent, ispace, dont le centre de recherche est aussi au Luxembourg

Espace: trois nouveaux... et une bonne nouvelle

CubeRover, une des trois nouvelles sociétés américaines à s'implanter au Luxembourg, fabrique de petits engins légers pour aller sur la Lune. Et moins cher que son concurrent, ispace, dont le centre de recherche est aussi au Luxembourg
PHOTO: CUBEROVER
Économie 1 3 min. 27.09.2018

Espace: trois nouveaux... et une bonne nouvelle

Thierry LABRO
Thierry LABRO
Le ministre de l'Economie boucle la boucle avant les élections législatives: jeudi après-midi, Etienne Schneider a annoncé l'arrivée de trois nouveaux acteurs de l'espace dans le cadre de l'initiative Spaceresources. Une autre bonne nouvelle est venue des Etats-Unis.

Mon premier, Made in space, fabriquera des objets directement dans l'espace grâce à des imprimantes 3D. 

Mon deuxième, Hydrosat, est capable de traduire des images d'infrarouge thermique en données pour les agriculteurs qui veulent arroser efficacement leurs cultures. 

Mon troisième, CubeRover, met au point de petits robots capables de se déplacer à la surface de la Lune et surtout moins chers que ses concurrents. 

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Les trois sociétés américaines ont choisi de s'implanter au Luxembourg, «ce qui porte à vingt le nombre de sociétés qui se sont installées ici depuis le lancement de l'initiative Spaceresources. Elles devraient embaucher 70 à 80 personnes dans les années à venir, soit 500 nouveaux emplois au total auront été créés d'ici deux ans», a compté le ministre de l'Economie. 

150 experts du space mining au Luxembourg ce jeudi 

A la veille d'un «Space mining summit» qui a réuni 150 experts à Luxembourg pour des tables rondes sur les tendances du secteur, Etienne Schneider a une nouvelle fois redessiné l'écosystème complet né en moins de trois ans, de la loi sur les ressources de l'espace unique au monde parce qu'elle permet aux sociétés même non nationales de revendiquer un droit sur les ressources qu'elles ramèneraient au double master de l'espace, en droit et en technologie, qui a vu ou verra le jour à l'Université de Luxembourg, en passant par le fonds d'investissement de 100 millions d'euros, dont le gestionnaire sera dévoilé la semaine prochaine. 

Pourquoi les trois sociétés américaines viennent-elles à Luxembourg? 

«Pour trouver les ingénieurs et les talents dont nous avons besoin», a assuré le directeur général de Made in space, Jason Dunn, dont les développements au Luxembourg seront limités à des bras robotisés, capables s'ils vont dans l'espace, d'être aussi très utiles dans le secteur nucléaire, pétrolier ou gazier, par exemple. 

«Pour la proximité avec le Luxembourg institute of science and technology (LIST), un des plus beaux centres pour l'imagerie, l'université de Luxembourg et EarthLab avec laquelle nous pourrions travailler», a dit le directeur général d'Hydrosat Royce Dalby. 


L'engin d'ispace qui se posera sur la Lune et sur son pied, à gauche, un des rovers qu'il embarquera pour aller mesurer la qualité de l'eau
ispace signe avec Space X
Troisième société à avoir installé des activités au Luxembourg dans le cadre de l'initiative SpaceResources, ispace a conclu un accord pour deux lancements par Space X. Direction, la Lune, dès 2020.

«Pour avoir accès au marché européen et pouvoir non pas développer de la technologie dont personne ne veut mais de la technologie développée pour des clients potentiels», a précisé le président de CubeRover, Mike Provenzano. 

En dehors d'un montant consacré aux dépenses générales de fonctionnement de l'agence, le Luxembourg a choisi un certain nombre de sujets pour lesquels il a «droit» à un juste retour. Autrement dit à ce que l'ESA donne des bourses de recherche à des sociétés luxembourgeoises. Les trois quarts de ce «juste retour» reviennent aux télécommunications et satellites, et le reste est ventilé entre «technologies», «observation de la Terre» comme Hydrosat par exemple, et «conscience de l'espace». 

Ces sommes bienvenues s'ajoutent aux bourses obtenues auprès du Fonds national de la recherche, comme les 700.000 euros alloués à ispace l'an dernier pour ses deux chercheurs.


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