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Entreprises recherchent spécialistes IT désespérément
Économie 3 min. 10.03.2020 Cet article est archivé

Entreprises recherchent spécialistes IT désespérément

Programmateurs et consultants sont les deux principales spécialités recherchées par les entreprises luxembourgeoises du secteur des TIC.

Entreprises recherchent spécialistes IT désespérément

Programmateurs et consultants sont les deux principales spécialités recherchées par les entreprises luxembourgeoises du secteur des TIC.
Photo: Shutterstock
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Entreprises recherchent spécialistes IT désespérément

Au cours des deux prochaines années, 979 postes seront à pourvoir dans les technologies de l'information et de la communication. Un chiffre toujours en augmentation alors que la main-d'oeuvre qualifiée n'apparaît pas toujours disponible.

(DH) - Si le Luxembourg ambitionne de devenir une «start-up nation» et a commencé à s'en donner les moyens en ouvrant des structures spécifiques de développement, les compétences manquent parfois. Un constat détaillé chaque mois par l'ADEM, contre lequel les représentants patronaux des secteurs de  l'industrie et des banques souhaitent apporter une réponse concrète.

Déjà fort de 21.000 personnes, selon les dernières données disponibles, le secteur des TIC sera encore renforcé. En effet, selon la dernière enquête réalisée de concert par la Fedil et l'ABBL, à laquelle ont répondu 168 entreprises représentant 56.000 emplois, quelque 1.000 emplois demanderont à être pourvus d'ici 2022.  

Moins d'une dizaine de métiers sont concernés, allant du développement aux télécommunications.

Véritable baromètre pour ce secteur, ce dixième sondage indique aussi que sept emplois sur dix sont des créations de poste qu'il s'agit désormais d'occuper. Mais si le taux de création de postes, 69%, est identique à celui de l'enquête menée en 2018, le total d'emplois prévus augmente de 281 unités. Soit le chiffre le plus élevé depuis près de 20 ans.  

Ainsi, l'enquête confirme que l'économie luxembourgeoise reste largement créatrice d'emplois, surtout à haut niveau de qualification, avec des exigences de plus en plus dirigées vers les niveaux de formation élevés. Le niveau Bac+2  est même un minimum requis dans 92,2% des cas et les formations universitaires figurent parmi les plus recherchées avec 85% des prévisions.

L'objectif de cette enquête, tout comme d'autres initiatives, à l'image de «HelloFuture», reste la promotion des métiers de l'industrie et des technologies. Pour René Winkin, le directeur de la Fedil, il s'agit «de faire coïncider l'offre et la demande sur le marché du travail». Pour ce faire, c'est en amont, lors des étapes du parcours scolaire que l'apprentissage doit s'effectuer.

«Nous avons engagé un processus de transformation de nos formations pour en offrir davantage dans le domaine du digital», a rappelé Claude Meisch (DP). Le ministre de l'Education nationale a aussi indiqué que le codage sera enseigné dès l'école fondamentale dès la rentrée prochaine. «Savoir maîtriser les algorithmes et comprendre comment les ordinateurs fonctionnent sont des compétences de base qu'il faut apprendre à maîtriser pour tous les élèves».


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Alors que le gouvernement s'attelle à garantir l'attractivité du pays pour attirer des professionnels hautement qualifiés, l'Adem apportera aussi sa pierre à l'édifice. L'administration de l'emploi continuera de proposer des formations et des contrats subventionnés pour inciter les entreprises à embaucher des jeunes sans expérience. «Mais n'oublions pas que certaines banques recherchent justement des jeunes disposant d'un profil différent et novateur», a conclu  Marc Hemmerling, conseiller auprès de l'ABBL.  


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