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9,8 jours pour lancer son activité
Économie 3 min. 06.07.2021
Entrepreneuriat

9,8 jours pour lancer son activité

«Dans le domaine du commerce, nous avons traité plus de demandes d'ouverture en 2020 qu'en 2019 alors que c'était la crise», constate avec satisfaction le ministre Delles (DP)
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9,8 jours pour lancer son activité

«Dans le domaine du commerce, nous avons traité plus de demandes d'ouverture en 2020 qu'en 2019 alors que c'était la crise», constate avec satisfaction le ministre Delles (DP)
Photo : SIP
Économie 3 min. 06.07.2021
Entrepreneuriat

9,8 jours pour lancer son activité

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Crise ou non, en 2020 les demandes d'établissement n'ont guère faibli. Et en moyenne, il a fallu un peu moins d'une semaine et demie au ministère des Classes moyennes pour traiter les dossiers.

Non seulement, le nombre de faillites n'explose pas mais force est de constater que l'envie de créer sa propre entreprise n'a guère été ralentie durant la pandémie. Ainsi, le ministre des Classes moyennes, Lex Delles (DP), a-t-il présenté ce mardi un bilan 2020 des autorisations d’établissement «disons inattendu». En effet, sa direction a eu à traiter 11.245 demandes d’autorisation d'établissement l'an passé. A peine 10% de moins qu'en 2019.


Et si c'était le moment d'entreprendre...
A la House of entrepreneurship, Tom Baumert sait combien une sortie de crise peut représenter un moment favorable pour lancer un business. Reste à bien définir son projet et ne surtout pas s'improviser chef d'entreprise.

«Il y a eu des mois terribles pour l’entrepreneuriat comme mars-avril 2020», relate le ministre. Mais à peine le déconfinement débuté que le ministère voyait affluer une quantité de demandes d'ouverture incroyable. Et au final, Lex Delles reste persuadé que cette volonté de se lancer dans une activité «restait plus liée à des opportunités qu'à une nécessité». Autrement dit, ce n'est pas faute de mieux que certains se sont lancés. Cela avec une nette préférence pour la forme sarl (plus de 70% des cas).

A l'heure du bilan, le ministre a salué ce courage tout comme il a tenu à souligner le «parfait engagement» de l'administration en charge des demandes d'autorisation. En effet, c'est sur les épaules de ces mêmes fonctionnaires qu'a pesé toute la gestion inattendue des aides accordées aux entreprises et aux indépendants pour faire face aux difficultés en lien avec la chute de l'activité économique. 42.419 dossiers reçus et 261 millions d'euros d'aides versés en un an, ce n'est pas rien.

Pourtant, «cette surcharge n'a pas empêché les fonctionnaires de gérer rapidement les autorisations d'établissement. Et cela dans un délai de 9,8 jours en moyenne.» Les esprits grincheux feront remarquer que le délai s'est allongé, en comparaison à 2019. De quelques heures... Dans ces circonstances exceptionnelles, la rapidité de traitement reste tout de même plus qu'honorable.

«Avec le retour à la normalité, nous allons aller encore plus vite, encourage Lex Delles. D'ici 2023, nous devrions arriver à 7 jours d'attente pour un usager. De cette réactivité dépend aussi la compétitivité de notre économie.» Pas question cependant de bâcler le travail pour satisfaire le chronomètre : «Même si la digitalisation accélère le processus, contrôler l'honorabilité des demandeurs et vérifier l'ensemble des critères d'attribution prendra toujours un peu de temps».  

Attractivité frontalière

Par contre, le ministre s'engage à déposer «d'ici la fin de l'année» un projet de loi révisant les conditions même pour l'ouverture d'une activité. «Il faut faciliter l'entrepreneuriat, et cela passe notamment par un droit à la seconde chance pour ceux qui ont fait faillite par malchance ou erreur de gestion. L'Etat ne doit plus être un frein pour leur rebond.» Tout comme il sera question de dépoussiérer la liste des professions nécessitant un brevet de maîtrise.

Car question opportunités, le pays reste encore plein d'élan. En interne et aussi aux yeux d'entrepreneurs de la Grande Région. Ainsi, en 2019, plus de 4.330 certificats d'établissement ont été accordés à des prestataires étrangers «pour services occasionnels». Avec une majorité de dossiers provenant toujours d'Allemagne (48%), de Belgique (en hausse à 26%) et de France (14%). «Et si effectivement il y a eu une baisse globale de 9,9%, cela s'explique par les restrictions de déplacement et les contrôles renforcés aux frontières de la part des autorités frontalières que par un manque d'attractivité de notre marché.»

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